Romance

VertiG de Laureline Eliot

Je remercie Fyctia et Célia pour l’envoie de ce service-presse et pour leur confiance !



Laureline Eliot a participé au concours Fyctia « Sous Emprise », et termine finaliste. Résultat : VertiG, son premier roman, est le grand gagnant.

VertiG est disponible sur toutes les plateformes, en format numérique.



Sauce Marmite aux Plumes

Ava est à la tête d’une petite entreprise qui commence à prendre son envol : VertiG. Son principe paraît cocasse sur le papier, mais une chose est certaine : son activité révèle beaucoup sur qui elle est, derrière son masque de reine des glaces. Oliver, lui, rentre tout juste au pays, après un séjour loin de sa famille. Les raisons de son retour ne sont pas bonnes. Pourtant, il reste fidèle à lui-même, le sourire au cœur. Quand on lui propose de postuler au sein de VertiG, le jeune homme est loin de se douter qu’une femme telle qu’Ava serait la patronne. Il va de surprise en surprise, et sa bonne âme pourrait bien se heurter à l’armure de mademoiselle Langlois. Ces deux opposés pourraient avoir bien plus en commun qu’ils ne le pensent dans leurs fêlures, et leurs cicatrices.



Laureline Eliot nous propose une romance contemporaine, dans un univers que nous connaissons tous. De quoi faciliter l’identification, les repères que nous nous créons, et l’attachement aux personnages que nous pourrions croiser dans la rue.

L’autrice nous propose deux héros aux caractères très distincts et opposés.

D’abord Ava, celle autour de qui tout gravite. Une femme quelque peu antipathique, et elle le veut bien. Froideur, peu d’empathie de prime abord, focalisée sur son poids et ses mensurations, par tout ce qui se retrouve dans son assiette. Pas le temps pour les jérémiades, pour l’hypocrisie et les questions dont les réponses ne mèneront à rien. Elle use de ses charmes pour attirer les hommes dans son lit, elle assume sa sexualité et le plaisir que ça lui procure, peut-être pour combler un vide. Se sentir aimer le temps de quelques instants. Elle désire être parfaite d’apparence, quand tout en elle est étouffé par la superficialité de son existence. Qu’est-ce qui a conduit cette jeune femme à se terrer derrière des remparts si hauts et infranchissables, alors qu’elle est à la tête d’une entreprise comme VertiG ?

C’est entre autres ce que cherche à comprendre Oliver, un homme au rire facile, au sourire bon enfant et à l’humour parfois maladroit. Son cœur chaud, bouillant, le pousse à aller vers les autres. Il est altruiste, soucieux que tout aille bien pour ceux qui l’entourent, au point de parfois s’oublier un peu. Il s’est permis un acte égoïste et, aujourd’hui, il se pose des questions sur la légitimité de son acte. Les gens l’aiment, c’est inné. Instantané. Pourtant, son passé aurait pu le transformer en un tout autre individu. Mais c’est quelqu’un de bon… mais pas idiot.

Quand ces deux-là se rencontrent, c’est comme si deux mondes entraient en collision. Le chaud contre le froid. L’empathie contre l’indifférence. Pas de grandes disputes, d’explosions dans tous les sens. Si chamailleries il y a, elles restent amusantes : piques, jeu de mots, joutes verbales. Des caractères forts sous des manteaux différents.

Laureline Eliot n’a pas choisi le schéma habituel : la douceur incarnée par le protagoniste féminin, et le « je-m’en-foutiste » interprété par le héros. Les rôles s’inversent, et ça fait du bien. Comment résister à Oli, si généreux, attachant et drôle ? Bien sûr, au départ, il est un peu compliqué de s’attacher à Ava, et c’est normal. Il est difficile de composer avec cette femme qui va à l’encontre des règles de la politesse, qui s’assume en grande partie et défit les « oh, mon Dieu ! C’est une femme et elle couche avec des hommes parce qu’elle en a envie ! » Mais plus on décortique ce qui se cache dessous quand elle ouvre une brèche, et plus nous percevons ce qu’Oliver a senti d’un simple regard.

Il est alors infiniment plaisant de suivre leur évolution à tous les deux, d’assister à leurs frictions pour en dénicher les plus belles étincelles…

Des personnages secondaires s’immiscent dans cette bulle, comme Betty ou Paola, qui peuvent se révéler de petits coups de cœur pour les lecteurs. Mais d’autres se plaisent à jouer avec nos nerfs, éveillent en nous des émotions assez virulentes. Les personnages tertiaires réussiront peut-être à vous toucher, eux aussi !

L’histoire pourrait être une simple romance, tirée d’une rencontre entre deux éléments contraires, mais non. Tout autour, c’est une trame pour chacun d’eux, qui donne plus de profondeur à la relation et à leurs personnages. Il y a des messages transmis, du réconfort qui passe autant par les introspections qu’à la discrétion de l’autrice. Il s’y trouve des leçons de vie, et des mots de courage. Ava et Oli sont porteurs de beaux discours, entre les larmes et les rires.

Le roman se compose de leurs points de vue ; ils alternent et maintiennent un bon rythme. L’écriture est fluide, simple, efficace, et se permet quelques belles descriptions, de quoi plaire à certaines âmes de poète. Il y a pas mal d’ellipses, qui sont ensuite résumées au passage d’un autre point de vue.

Quelques scènes érotiques se glissent à travers les pages, mais rien de vulgaire. Elles ont un sens et n’empiètent pas sur l’intrigue.

Ce qui démarque cette histoire des autres, ce serait l’inversion des rôles habituels, Oliver, si adorable, et les messages partagés aux lecteurs. Comme Ava, nous sommes susceptibles d’y trouver un réconfort, de nous sentir mieux après l’avoir terminé.

VertiG est un bon premier roman qui parlera aux lecteurs de romance, désireux de changer de schéma et de s’enrouler dans du coton. C’est une lecture qui fait du bien, qui parle au cœur et qui nous souffle : « courage. »

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