Fantastique

Vert-de-lierre de Louise le Bars

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour ce service-presse et leur confiance !



« Lunaire notoire depuis son enfance, Louise a pris très vite la manie d’élucubrer à fleur de page. Sa plume aime à se perdre sur les terres brumeuses du romantisme noir, de l’étrange et du surnaturel. Son inspiration mord à pleines dents dans la jugulaire d’un imaginaire fantastique et gothique, aux relents de féerie et de mythes anciens.

« Autrice de deux livres pour enfants, La Petite Fille qui chatouillait les étoiles et Le Prince Sans-Sourire, Vert-de-Lierre est son premier roman. »

D’abord autoédité, il poursuit son aventure avec les éditions Noir d’Absinthe.

Vous pouvez retrouver la page de l’autrice ici.
Ainsi qu’une de ses interviews ici.

Découvrez ce que pense Amélie Nothomb de Vert-de-Lierre :

« J’ai lu Vert-de-Lierre. C’est une splendeur ! Le récit d’une métamorphose : Ovide et Kafka ne sont pas loin. Cette métamorphose est un enchantement. »



Résumé

Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre.

À quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?



Vert-de-lierre a un début assez classique ou, tout du moins, démarre avec un schéma assez connu : Olivier, auteur de polar à grand succès, retourne dans le village de son enfance, Mon-Drienne, là où il passait ses étés auprès de sa grand-mère, Juliette. En manque d’inspiration, l’homme essaie de relativiser en se disant que c’est peut-être l’occasion de se changer les idées, même si cela signifie faire face au décès de sa grand-mère. À l’issue de ces deux semaines de « pause », Olivier espère pouvoir fournir de nouvelles pages à son éditeur oppressif.

Si certains romans introniseraient un meurtre ou une disparition, l’élément déclencheur, une rencontre qui déboucherait sur un genre feel-good, ici, Olivier se remémore une vieille légende qui prépare une ambiance fantastique : celle du Lierreux.

Très intrigué, submergé par des souvenirs et des rêves, Olivier souhaite découvrir comment est né un tel mythe. Il se met alors à interroger les natifs de Mon-Drienne que ce soit la boulangère ou le fleuriste, par exemple, et remonte les différentes pistes, sans savoir jusqu’où cela le conduira.

Si Olivier est celui par qui tout commence, difficile de le qualifier comme étant le seul héros, voire le héros principal tout court. La place de la femme dans le récit est prépondérante et attire à elle le halo des projecteurs. Nous rencontrons notamment Dahlia, une veuve introvertie et recluse, qui attise les commérages et la suspicion des villageois, mais aussi Rose, la nièce de Dahlia, opposée de cette dernière : douce, belle, écrivaine à ses heures perdues. Elle confie par ailleurs son manuscrit à Olivier, l’encourageant à lui faire ses retours critiques. Mais là encore, ces femmes sont-elles les héroïnes ? À moins que la nature soit le seul et véritable démiurge de toute cette histoire.

La nature est partout. Vraiment partout.

Elle s’immisce dans la narration que ce soit dans les envolées métaphoriques ou dans les émotions, introspections des protagonistes, dans les descriptions et jusque dans les noms : Dalhia, Rose et même Olivier. Orchidées, glycine, saule pleureur, roses, lierres… c’est un kaléidoscope floral qui colore notre imagination, et donne au contexte une allure onirique. La nature est personnifiée, notamment aussi à travers les mythes, récits oraux ou écrits, et ne nous lâche pas la main jusqu’à la fin.

Le récit se construit entre le point de vue d’Olivier — « narration classique » —, les textes sur lesquels ils tombent, sous forme de contes, puis s’alterne avec les chapitres du manuscrit de Rose. Nous avons plusieurs histoires en une et c’est une concentration indispensable que cela exige de nous, afin que nous relevions tous les indices qui nous amèneront à la conclusion finale. Pas d’inquiétude, la transition est très fluide, aucun risque que nous soyons perdus.

La lecture est très intense ; il se pourrait qu’en ressortant de votre lecture, vous ayez l’impression d’avoir terminé trois romans. Cela peut être dû à la qualité de la plume qui vient chercher la beauté des mots et du phrasé, créant une poésie narrative qui nous pousse à relire certains passages pour nous en imprégner et qui dégage une telle puissance qu’elle nous coupe les jambes. Mais aussi par les différents évènements relatés, notamment par le biais des chapitres de Rose qui se différencie des passages consacrés à Olivier par le langage plus soutenu.

Nous notons aussi les inspirations de Louise le Bars, notamment son affection pour le genre gothique que l’on savoure à travers ses descriptions et ses ambiances.

La condition féminine est traitée avec attention, nous dépeignant son état alors qu’elle est soumise au patriarcat, au machisme et à la déconsidération masculine. Nous nous retrouvons choqués, abasourdis, horrifiés, comme compatissants, attendris et solidaires. Ce n’est pas pour autant un roman qui matraquent les consciences pour intégrer ses messages moraux. Malgré la dureté de certaines scènes ou certains vécus, la poésie qui se dégage du récit accorde une certaine douceur et une beauté là où d’ordinaire, il n’y en aurait pas.

Difficile de s’étendre davantage sur un tel roman sans trop en dire et briser le charme de la lecture. La petite enquête que nous menons avec Olivier est très prenante et se nourrit d’un folklore imaginatif, unique. Chaque personnage est fort d’une personnalité propre, riche, et nous convainc aisément. Là encore, difficile de développer les personnages au risque de trop en dire et de ruiner tout le plaisir de la découverte.

Vous l’aurez compris Vert-de-Lierre est un petit ovni de poésie de l’horreur (le texte est si agréable et poétique qu’horreur parait étranger), de profondeur et un bel hommage à la femme ainsi qu’à la nature. Il se dégage une grande force de ce texte et l’intensité vous laissera peut-être pantelant après avoir refermé le livre. Sans doute ne saurez-vous pas réellement ce que vous en aurez pensé, submergés par des sentiments contradictoires ou, au contraire, serez-vous vampirisés par le Lierreux, totalement conquis tant par l’histoire que par son écrin, sculpté par l’orfèvre Louise le Bars.

Êtes-vous prêts à rejoindre Olivier dans les rues de Mon-Drienne, à arpenter les couloirs de ce mystérieux château dit hanté et à parcourir les chambres de roses et d’orchidées de cet étrange jardin qui couronne le manoir de Dalhia ?

Êtes-vous curieux de découvrir la vérité sur le Vert-de-Lierre ?

N’est-ce qu’un mythe… ou une réalité transformée au fil des siècles ?

Ne faites pas trop de bruits, les roses ont des oreilles.

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