Comédie, Romance

T3 – Contrat avec un Geek de Chani Brooks – SAGA

Je remercie l’autrice pour ce service-presse ainsi que pour sa confiance !


Vous pouvez retrouver le site de l’autrice ici : vous y découvrirez ses biographies déjantées, son univers, ses romans, mais aussi quelques surprises qu’elle réserve aux inscrits, comme des missions inédites !

Pas de biographie sur cette chronique puisque nous avons déjà eu le plaisir de découvrir le premier tome de la saga ; un roman qui s’est glissée dans la Marmite, un retour que vous trouverez ici. 

Nous vous conseillons fortement de ne pas lire cette chronique si vous n’avez pas lu les deux précédents opus au risque du spoil !

 

 

« Voilà, le mal est fait. Jessica a couché avec son chat. Non, pas Kruger, l’autre chat, son colocataire attachiant, sa Force et son Côté Obscur : Tomasi. Comment gérer ça ? En faisant comme si rien ne s’était passé ? Continuer les blagues d’Halloween et autres geekeries entre amis. Ou alors, en étant sex friends ? Simple, efficace.
Sauf pour Tomasi qui, quoi qu’il en dise, aurait bien aimé que la sorcière se transforme en princesse. Juste une nuit.
Et pendant ce temps, Dark Vador attend le moment de reconquérir l’Enterprise… »

Résumé de la quatrième de couverture

Pour les plus geeks d’entre nous, vous serez sans doute très heureux de replonger dans ce récit peuplé d’anecdotes, de références et de plaisanteries extirpées de l’Imaginaire, du monde des jeux vidéo et du cinéma en majorité. Ils sont même bien plus présents à notre sens que dans les premiers tomes. En revanche, ce troisième opus se porte un peu plus sur la romance distillée d’érotisme, privilégiant les introspections et la psychologie des protagonistes, et où les scènes X sont un peu plus nombreuses et explicites.

Nous retrouvons donc Jessica et Tomasi, ces deux personnages atypiques et attach (i) ants. La scientifique et le concepteur de jeux vidéo. La fan de SF et le fan de Fantasy. La sorcière et le chat. Cette femme et cet homme que pratiquement tout oppose, mais que nous suivons depuis ces retrouvailles lors d’un barbecue et qui, depuis lors, ne se sont plus quittés bon gré mal gré.

Nous découvrons une Jessica fidèle à elle-même de prime abord : elle se raccroche toujours autant à son indépendance et à sa conviction qu’une femme n’a besoin de personne pour avancer et venir à bout de tous ses objectifs. Surtout, elle se suffit à elle-même en matière de bonheur. Fière, orgueilleuse même, dotée d’un sale caractère, elle refuse que l’on s’immisce dans son intimité au risque que l’on se rapproche trop de ce cœur qu’elle maintient cloisonné derrière des remparts de glace. Mais au fil de notre lecture, nous commençons par constater que cette armure est finalement ébréchée, grâce à son background évoqué et, donc, plus développé. Cela nous permet de comprendre pourquoi elle en est là aujourd’hui et, même si elle est toujours aussi dure de façade, nous en ressentons une certaine douceur et compassion. Rien n’empêche que nous ne soyons pas continuellement d’accord et que le lecteur soit susceptible de lutter pour ne pas hurler sur ce personnage fictif pour la réveiller ou lui donner quelques gifles bien senties. Nous prenons du recul, nous analysons et passons le doigt sur les reliefs de cette héroïne qui tente autant qu’elle le peut de dissimuler son passé, ses fêlures du présent et ses inquiétudes quant à l’avenir. Elle est bien plus fragile qu’elle ne le laisse paraître. La question étant : doit-elle combattre ses faiblesses au risque de tout perdre ? Parviendra-t-elle à dépasser ses peurs ?

De l’autre côté, nous avons Tomasi qui dévie de plus en plus vers le Côté Obscur, tiraillé par l’amertume, la colère, la rancœur et les souvenirs douloureux. Plusieurs évènements vont conduire ce chat à sortir les griffes et les crocs, nous prenant par surprise et, tout comme Jessica, nous interrogeant sur ses brusques revirements : où est passé le Tomasi d’avant ? Quelle facette est vraie, laquelle est fausse ? A-t-il toujours été ainsi ? Il est encore aussi gourmand de références fantasy, cinématographiques, et son humour reste le même ainsi que ses mimiques. Il est possible que nous ayons l’impression que son « niveau de mignonnerie » va de pair avec son ascension des ténèbres. Toutefois, nous pouvons constater que c’est un protagoniste qui s’affirme enfin, affrontant Jessica en sourcillant à peine. Il n’est plus prêt à tout pardonner ni à se soumettre aux humeurs de « Ceirsei ». Il prend en carrure et charisme, ce qui n’est pas sans faire des étincelles.

L’intensité de leur relation monte de plusieurs crans où le moindre faux pas est aussitôt puni par l’autre. Cela inclut une certaine violence qui peut prendre le lectorat de court. Une violence verbale, psychologique et émotionnelle, débouchant parfois sur un torrent sentimental que les héros eux-mêmes peinent à définir. Le tout durcit le texte et l’intrigue, les faisant devenir plus sombres et brutaux par moment. Le lecteur ne sait plus ce qui relève du sarcasme ou de l’honnêteté, bafouillant sur la vérité dissimulée ou, à l’inverse, mise à nue sans aucune pincette. Qu’est-ce qui est pensé ? Qu’est-ce qui relève de la colère ? Qu’est-ce qui relève de l’orgueil ? Qu’est-ce qui relève de l’amour blessé ? Même si nous sommes peu habitués à ce type de relationnel dans les romances, que c’en est déroutant, peut-être pourrions-nous toutefois penser que c’est parce qu’il en ressort une certaine crédibilité, réalité, qui nous dérange. Qui, dans sa vie, n’a pas cherché à piquer là où ça fait mal pour se protéger ? Extérioriser la douleur ? Se venger en espérant se sentir mieux ? Cracher des mots qui dépassent la pensée ? La puissance des émotions est si intense alors qu’elle implose en une violence verbale incongrue et bien souvent regrettée. Mais c’est aussi ce qui rend le couple de Jessica et Tomasi unique et tumultueux, sans fioritures et beaux discours à la Shakespeare. Ils sont humains, emplis de défauts qu’ils n’assument pas toujours. Peu leur importe de se retrouver au stade d’adolescents pour peu qu’ils laissent se débattre leurs sentiments bons et moins bons. L’immaturité de leurs réactions se couple à la maturité de leur relation.

Nous retrouvons aussi d’autres personnages phares de la saga tels qu’Alec, Nicolas, Edi, Donna, Capucine, Kruger… mais nous apprenons à connaître davantage une certaine Patience. Dans l’ombre, digne d’un fantôme omniprésent, reste Sophie.

Mais parmi tous ces protagonistes secondaires, il y a Charlie. Cette jeune fille si adorable, d’une maturité appréciable, mais chagrine lorsque l’on sait pourquoi elle a dû grandir plus vite que les autres. Cette collégienne -petite-souris qui a des oreilles partout, le regard vif et qui comprend bien plus vite que son entourage. Qui connaît mieux son oncle et sa nouvelle « tata » qu’eux-mêmes. Elle est la douceur qui équilibre la tempête capricieuse qui sévit entre Jessica et Tomasi, le bol d’air frais du lecteur. La joie de vivre pour chasser la peine et les doutes. Chani Brooks réussit à retranscrire correctement les pensées d’une collégienne : ses paradoxes, ses inquiétudes, mais aussi sa capacité à s’amuser d’un petit rien tant que c’est avec les bonnes personnes. Plus encore, l’autrice a su respecter sa maladie, l’impact qu’elle a sur la psychologie de Charlie et dans son quotidien matériel et logistique. Charlie se place en tant qu’avocat du Diable ou Cupidon. La voix de la raison malgré son jeune âge.

Le rythme de ce troisième tome diffère un peu des précédents. Comme évoqué plus haut, la psychologie prend le dessus sur les situations et actions parfois burlesques. Les introspections sont plus poussées et plus longues, creusant et dénichant les failles de Jessica et Tomasi. Un renouveau qui peut nous faire du bien et qui développe davantage l’histoire autant que les protagonistes.

Quant à l’écriture, c’est du Chani Brooks. Même si la scène est pesante, sous tension, elle parvient à glisser une syntaxe ou une phrase amusante qui rattrape le lecteur avant qu’il plonge avec les héros. Ses annotations pour les définitions ou références sont toujours aussi hilarantes. Même si nous connaissons de quoi il est question, difficile de résister à l’appel du lien qui nous renvoie sur les interventions de l’autrice. Juste pour le plaisir et espérer le sourire attendu. Rien de mieux pour confirmer la passion et le plaisir de Chani Brooks à écrire et à partager ses univers.

Les scènes érotiques sont donc beaucoup plus présentes et détaillées, allant quelque fois dans le cru sans être vulgaires. Là encore, on s’en amuse un peu : pas de faux semblants ou de tentatives de les rendre systématiquement « jolies » et « élégantes. » Dans la réalité, ce n’est pas vraiment le cas.

Quand bien même le ton est plus bas et sombre comparé aux précédents, ce troisième opus reste dans la lignée de cette geek romance originale et rafraichissante (paradoxe ? Pas tant.) Jessica rencontre de nombreuses difficultés dans son travail et Tomasi poursuit son projet Dodo. Au cœur de leurs péripéties : ce noyau puissant et volcanique qui pulse au gré de leurs humeurs et de leurs blessures respectives.

Reste à savoir ce qui les attend pour la suite…

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1 thought on “T3 – Contrat avec un Geek de Chani Brooks – SAGA

  1. Merci beaucoup pour cette superbe chronique! Oui c’est exactement ça. J’avoue que Tomasi qui sort les crocs, cela peut choquer un peu et Jessica est toujours aussi dure… Tu l’as pourtant très bien tourné. En effet, je verse plus dans la new romance que la chicklit dans cette suite et cela peut être déroutant.
    Et ultra lol pour la vidéo de fin! Merci beaucoup! 😍😍😍

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