Romance

T.4 Contrat avec un geek de Chani Brooks




Je remercie l’autrice pour ce service-presse ainsi que pour sa confiance !



Vous pouvez retrouver le site de l’autrice ici : vous y découvrirez ses biographies déjantées, son univers, ses romans, mais aussi quelques surprises qu’elle réserve aux inscrits, comme des missions inédites !

Pas de biographie sur cette chronique puisque nous avons déjà eu le plaisir de découvrir les premiers tomes de la saga ; un roman qui s’est glissé dans la Marmite, un retour que vous trouverez ici. 

Nous vous conseillons fortement de ne pas lire cette chronique si vous n’avez pas lu les trois précédents opus au risque du spoil !



Résumé

Côté cœur, Jessica a enfin lâché le cosplay de sorcière en mode « pas besoin des hommes » pour chausser le rôle de la princesse. Sauf que son prince a peur des mots qui commence en « aim » car pour les femmes, aimer est un verbe en 5 dimensions qui s’étend sur le passé et le futur à l’infini. Du coup, la sorcière menace de reprendre le contrôle de la princesse. Gros dilemme pour Tomasi.
Côté boulot, la routine, Dark Vador, alias Alec, veut kidnapper la start-up mais il n’a plus un rond, sa directrice financière retourne sa veste pour un peu de pipi de chat tandis que le Monstre aiguise ses griffes pour prendre le contrôle du monde…



On est repartis ! Jessica et Tomasi font leur retour dans ce quatrième volet de la saga — l’avant-dernier si la Marmite ne se trompe pas — et cet opus ne trahit pas tous ceux qui l’ont précédé. Toujours aussi fournis en références geeks, que ce soit du domaine du jeu vidéo, du cinéma, de la littérature ou des séries, il promet de nombreux rires, mais aussi de l’émotion poignante, souvent exacerbée par un sentiment d’injustice concernant Jessica. L’érotisme est plus discret, bien que toujours présent, et s’aborde d’une façon nouvelle qui pourrait parler à tous ceux ont connu de telles phases dans leur couple.

Oui, dans ce tome, Jessica et Tomasi sont enfin un couple. Ils ne se cachent plus et vivent ensemble sans plus de restrictions. Ils s’embrassent, ils font l’amour… est-ce qu’ils s’aiment ? Si c’était si simple ! Ce duo attach (i) ant ne serait pas celui que l’on connait s’il n’aimait pas tout compliquer, entre paris absurdes et quiproquos. Mais là encore, rien d’évident ni de foncièrement puéril lorsque l’on sait que chacun des héros essaie tant bien que mal de se protéger et de préserver les cicatrices de leur passé respectif.

Jessica a évolué, devenant une femme plus ouverte et lucide sur ce qu’elle ressent. La peur est toujours là : celle d’être abandonnée. Plutôt que de le subir, elle préfère encore être celle qui décide quand il est temps de partir. Pourtant, elle semble plus en phase avec elle-même et ses émotions. Elle parait plus à même de décortiquer ses sentiments, de les analyser, puis les accepter à force de persévérance et de courage. Ce n’est pourtant pas facile quand son petit-ami est un Peter Pan des temps modernes et qu’il adore la pousser dans ses retranchements. En plus de Tomasi qui la réconforte autant qu’il ponce ses nerfs à vif, Jessica doit encore et toujours affronter Dark Vador — Alec —, qui s’obstine à lui mettre des bâtons dans les roues afin de récupérer sa start-up, mais aussi Patience, sa directrice financière qui semble changer de camps. Jessica est à bout et, même si elle accepte plus facilement ce qu’elle ressent, c’est aussi d’autant plus compliqué pour elle de tout digérer et assumer ce qui lui tombe dessus, aussi lourd qu’une chape de plomb. C’est là que le sentiment d’injustice du lecteur peut prendre le pas sur tout le reste : nous nous révoltons de ce qui est imposé à Jessica alors qu’elle tente de faire des efforts et de s’en sortir, nous grognons lorsque les uns refusent d’essayer de comprendre et râlons sur les autres dès qu’ils anéantissent la moindre étincelle d’espoir.

Même Tomasi peut réussir à nous agacer au plus haut point, notamment avec Kruger… mais nous ne développerons pas plus ce point.

Mais Jessica reste extrême dans ses réactions et interprétations, la peur de l’abandon prenant alors le dessus ainsi que l’éducation donnée par son père. Une action de sa part peut tout faire s’écrouler… nous vous laissons découvrir laquelle.

Tomasi s’est visiblement assoupli, bien que la phobie de l’engagement reste une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, le mot en « aim » : un signal d’alarme à l’échelle interplanétaire. Il est terrifié à l’idée de perdre Jessica, mais — paradoxalement — semble refuser de se plier aux contraintes d’un couple. Il semble toujours flirter avec le Côté Obscur, attentif au moindre signe venant de Jessica qui le forcerait à décamper pour se protéger ou à mordre… tout en se gorgeant de la moindre marque de tendresse de sa petite-amie. Il est toujours aussi entêté et revêche, doté d’un franc-parler déroutant : il est homme à parler avant de réfléchir lors de nombreuses situations, oubliant de prendre en compte les sentiments de Jessica (que cette dernière garde toutefois jalousement.) Mais c’est Tomasi, ce personnage déluré, ce chat imprévisible qui n’a pas de trésor plus précieux que sa liberté qu’il croit acquise ou qu’il s’obstine à entretenir au détriment de son entourage. Cependant, Tomasi tente lui aussi de tricoter avec ses propres émotions, ses sentiments parfois contradictoires, tout en repoussant les nuisances qui se raccrochent à lui comme des parasites d’Alien.

L’intensité qui fait cœur dans la relation de Jessica et Tomasi est là. Elle pulse encore et même s’ils se battent, s’ils se disputent, se chamaillent ou se font du mal, nous ressentons tout ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre sans se l’avouer — saut en parachute ! –, dans l’inconstance de leurs certitudes souvent bancales. Et c’est beau autant que cruel. C’est émouvant autant que c’est profondément triste. C’est vrai.

Nous retrouvons bien entendu les personnages secondaires, dont Alec qui change de masques au rythme de ses crocs au venin pernicieux. Edi, le meilleur ami de Tomasi, d’une sagesse surprenante dans cet opus, Capucine, Patience… et Charlie.

Charlie est toujours aussi adorable et attachante, capable de nous transporter des années en arrière quand nous étions des collégiens en quête d’identité et de reconnaissance. Elle n’est plus présentée comme la voix de la sagesse, mais plutôt comme une adolescente qui doit composer avec ses propres incertitudes et sentiments. Toujours aussi douce, son cœur bat pour ce garçon plus âgé qu’elle, qui la voit comme son Pikachu plutôt que comme une potentielle amie, voire plus. Sa confusion, ses doutes ainsi que sa frustration sont davantage développés et nous pouvons souligner la pertinence de son introspection sur le manga Alita, qui parait mettre des mots sur ce qu’elle souhaite au fond d’elle-même, ce qu’elle regrette…

Lorsque nous regroupons le tout, que nous nouons entre eux les fils rouges de chaque personnage, de leurs couples ou de leurs relations familiales, il en émerge un fait qui pourrait être capable de mettre en lumière tout le problème : le manque de communication.

Les quiproquos, les incompréhensions, les refus de s’ouvrir, de parler de ses sentiments, de mettre les mots sur ce qui ne va pas, de cracher et feuler plus que d’expliquer… tout cela est humain et une problématique universelle.

Savoir discuter, échanger, veiller à ses intonations et réfléchir à ce que l’on peut dire avant de regretter ce que l’on a hurlé… Accepter de s’éventrer, se mettre ainsi à nue, pour confier à l’autre tout ce qui nous tourmente.

Prendre le risque d’être trahi pour enfin savoir si l’on peut faire confiance.

La Marmite va s’arrêter là, consciente que la chronique est déjà longue… et qu’il y a encore beaucoup de choses à dire, mais qu’il faut savoir se restreindre pour ne pas en révéler trop.

Ce quatrième volet est toujours fidèle à la plume de Chani Brooks, aussi rafraichissant, poignant et troublant que ses prédécesseurs. La suite réserve sans doute son lot de larmes et de cris, de chagrin et de résilience…

Pendant ce temps, nous allons chercher Kruger !

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2 thoughts on “T.4 Contrat avec un geek de Chani Brooks

  1. merci beaucoup pour cette vision, pour cette analyse, c’set génial de se sentir comprise ^-^
    et ultra lol pour les références, Tsukimi!!! ça se voit tant que ça que je l’adore ???
    et le couple me rappelle un manga dans le monde de la musique, c’est ça??
    je me rappelle plus du titre…
    enfin bref, gros délire merciiii!

    1. Salut Chani !

      Et merci à toi pour ta confiance, encore et toujours 🙂

      Alors, si c’est en référence à la troisième image avec les personnages mangas assis, l’un avec ses écouteurs et l’autre avec son bouquin, c’est un animé « geek » : les deux héros sont de gros joueurs et se retrouvent à bosser ensemble dans la même entreprise si mes souvenirs sont bons – mais comme c’est assez mal vu, ils essaient de se cacher pour sauvegarder les apparences. x)

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