Fantastique, Romance

T.2 Blue Belle et le Porteur d’Espoir d’Océane Ghanem

Je remercie les éditions Plumes du Web pour ce service-presse et leur confiance !



Nous avons découvert la saga Blue Belle en début de mois, le premier tome – Blue Belle et les larmes empoisonnées -, se positionnant comme le premier Coup de Cœur de l’année de la Marmite.

Aujourd’hui, nous abordons le second opus : Blue Belle et le Porteur d’Espoir, peu de temps avant la sortie du prochain, le 5 mars 2019, avec un certain plaisir entièrement subjectif.

/!\ Attention ! Si vous n’avez pas lu le premier tome, nous vous conseillons très fortement de ne pas lire cette chronique qui pourrait vous spoiler ! /!\



Résumé

Une course contre la mort s’est engagée. La guerre pour le trône Céleste est déclarée et elle s’annonce particulièrement sanglante. Anges et Nephilims, guidés par l’union inattendue de Lysander, le Prince des Cieux, et de Blue, une nephilim dépourvue d’ailes aux talents improbables, s’unissent pour faire front contre Dead Face. Hélas, qu’importe la victoire ! S’ils ne trouvent pas le Tombeau des Archanges avant la Convergence des Étoiles, Black est formel : la prophétie obscure se réalisera et déchaînera l’enfer sur Terre et aux Cieux. La Horde s’éveille déjà, exaltée par la main fourbe de la Mort. Mais un sombre secret pourrait bien mettre en péril les liens fragiles qui se tissent entre Lysander et Blue.



Nous avions quitté Blue et Lysander alors qu’Astreed s’apprêtait à mettre au monde son enfant, en pleine prémisse de la guerre et après une terrible épreuve pour Blue, qui compte notamment le meurtre de Sage. En parallèle, le destin de Joul dépendait de la jeune nephilim tout comme la guérison de Lysander.

Le deuxième opus démarre comme une suite directe du précédent, à quelques heures près. Nous replongeons directement dans l’action, après un prologue déroutant consacré à Black, cet ami d’enfance très ambigu, qui semble nourrir des sentiments pour Blue au point de supporter à sa place les voix qui la hantaient depuis toujours.

Mais l’heure n’est pas à la félicitée ou au deuil. Les tambours de guerre grondent et la Horde a faim. Elle veut du sang. Elle veut la mort. La frontière est brisée et le monde gémit sous de premières offensives horrifiques, cauchemardesques. Infernales.

Lysander doit faire son choix et comprendre enfin s’il est prêt à embrasser la prophétie qui le destine à un avenir glorieux sous la Couronne d’Améthyste. Mais pour Blue, c’est autant un objectif qu’une désillusion. La démence rôde toujours… ainsi que son jumeau, Dead Face, l’ombre de son ombre, la folie de sa folie, qui la tourmente jour et nuit.

Le Porteur d’Espoir nous offre une Blue Belle beaucoup plus sombre et humaine. Ce dernier aspect se dévoile à travers ses traumatismes, ses doutes, ses peurs profondes et un égoïsme que nous ne lui connaissions pas, mais ô combien légitime et compréhensible. Vous pourriez même ressentir une certaine satisfaction à la découvrir plus déterminée à se sauver, à s’écouter et à tenir tête… pour elle. Malgré ces nuances qui s’approfondissent et creusent les reliefs du personnage, Blue reste une héroïne qui a le cœur brave et altruiste. Son mental pourrait être sa plus grande puissance, s’étant renforcé depuis sa très fâcheuse rencontre avec Nichöl et Dead Face. Mais ce n’est pas le cas, puisque ses pouvoirs vont grandissants, atteignant un stade qui nous laisse béats… et nous ressentons toujours le potentiel sous-jacent qui n’a pas encore atteint son paroxysme. Elle est une femme toutefois dépendante de son angoisse viscérale de l’abandon, incapable de ne pas prêter attention au mépris des Anges pour la caste des nephilims, mais aussi pour ce qu’elle symbolise : le changement et l’autre moitié de Dead Face. Lysander prend une place dans sa vie qui attise ses craintes et autres appréhensions, mais l’amour qu’elle lui porte est capable de prodiges. Blue est un personnage attachant, aimant à pleine mesure, courageuse et persévérante malgré tout ce que l’existence – sous couvert de la destinée -, lui impose et qu’elle prête à contrecarrer pour sa propre survie.

Lysander évolue à son tour ; s’il se dévoile un peu plus à Blue, il donne pourtant l’impression de se renfermer, appesanti par toutes les responsabilités qu’il doit assumer, les espoirs des uns, la méfiance des autres… et l’âme écorchée par tous ceux qu’il a perdu et qu’il sait qu’il perdra encore, en dépit de toute sa bonne volonté. Toujours aussi dominateur dans la crainte de perdre celle qu’il chérit par-dessus tout, sa maladresse impacte sa relation avec Blue et, en contrepartie, lui-même. Le Prince de Lys prend en carrure et, lui aussi, en puissance. Soumis aux doutes, le passé refait surface : sa mère, son père, son oncle et sa tante… Le prix à payer pour s’assoir sur le trône est lourd, très lourd. Et nous ignorons nous-mêmes s’il sera prêt à tous les sacrifices.

Blue et Lys sont toujours les protagonistes principaux, mais nous n’en oublions pas les personnages secondaires, toujours aussi importants, chacun apportant sa virgule à l’histoire. Black se dévoile lui aussi, révélant un background inattendu et quelque peu déroutant. Sa détermination ne connait aucune limite. Il reste ambivalent, curieux et un mystère à éclaircir. Son rôle s’affirme… et promet de s’imposer davantage par la suite. Red et Eliakim ont aussi leur part dans l’histoire et permettent aux lecteurs de trouver un second souffle dans l’intrigue. L’une, l’amie, et l’autre, le cousin retrouvé, forment un duo parfois hilarant, parfois émouvant. En plus de la romance principale, nous en découvrons une autre, plus discrète, mais aux promesses d’intensité équivalente. D’autres intervenants font leur office, Dead Face bien sûr, mais aussi Trinity et Trivial, Joul, Astreed, Conroe et tous ceux que nous avons rencontrés dans le premier opus, vite rejoints par de nouvelles têtes.

Mais tout cet entourage n’est pas invincible et l’attachement que l’on ressent pour lui peut être mis à mal d’une page à une autre, Océane Ghanem étant impitoyable. GRR Martin n’a qu’à bien se tenir.

La brutalité, la violence, les scènes sanglantes grimpent d’un cran dans le Porteur d’Espoir. Les descriptions sont à vriller l’estomac, nous horrifiant et nous faisant prendre toute la mesure de ce qui s’abat sur Terre et les Cieux. La guerre apporte son lot de meurtres, de massacres et d’hémoglobine. Pourtant, on se laisse embarquer, nous aussi prêts au combat et à ce que tout ce qu’il implique. On encaisse, on avance et on espère que l’issue adoucira les horreurs vécues/lues.

Pas de temps mort, le rythme reste constant, entre révélations, nouveaux secrets, nouveaux questionnements et de nombreuses actions. Tout comme Blue et Lysander, nous courrons derrière les pages comme ils courent derrière le Temps. Nous guettons la moindre ligne avec anxiété ou excitation, à l’affût de la minuscule information ou du prochain twist, susceptible de tout faire basculer.

C’est un récit haletant et prenant qui nous enchainent jusqu’à la fin, nous laissant pantois et avides de bondir sur le troisième tome qui sortira bientôt.

Océane Ghanem ne tombe pas dans la redondance et prouve qu’elle maitrise sa trame, sachant pertinemment où elle souhaite nous emmener, disséminant des indices comme un Petit Poucet et nous, bons lecteurs, nous les suivons miette après miette, nous plongeant bien volontiers dans la forêt de ses intrigues.



Ce roman est le deuxième coup de cœur 2019 de la Marmite !

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