Fantastique

T.1 Sangs Eternels : La Reconnaissance de Florence Barnaud

Je remercie l’autrice pour ce service-presse et sa confiance !



« Florence Barnaud est une passionnée. Riche de nombreuses expériences, elle a trouvé son équilibre entre l’hypnose pour accompagner les personnes qui souhaitent avancer et l’écriture d’aventures fantastiques, pleines d’émotions et de suspense. Au travers de ses lectures, elle aime vivre des histoires rocambolesques où elle est totalement transportée dans un autre univers. C’est cette flamme qui l’anime pour écrire ses romans.

Prochaine publication : Sangs Éternels – Tome 2 : octobre 2019.

Suivez ses aventures littéraires sur :

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Résumé

Une vampire-sorcière solitaire. Une étrange maladie. Et si les vampires protégeaient les humains. 

« Mon nom est Ismérie, je suis plutôt une vampire ratée. Le vampire qui m’a bue n’a pas senti que j’étais une sorcière. Cela lui a été fatal et moi je me suis découvert des dons très particuliers.
Ça m’a compliqué la vie et j’ai dû surmonter beaucoup d’épreuves. Du coup, je suis solitaire, c’est plus simple.
Mais voilà que ma routine devient mortelle et que l’on me propose un emploi à Paris pour une mission obscure : une étrange maladie condamne les vampires jusque-là immortels.
Et là, un événement va tout précipiter et bouleverser ma vie ».

Ismérie va devoir faire face à un univers machiavélique et gagner la reconnaissance de ses congénères.



Sangs Eternels est le premier roman de Florence Barnaud. Un récit bit-lit, urban-fantasy, qui aborde – comme vous vous en doutez – de la thématique « vampires ».

Ismérie est une vampire de plus de 120 ans. Repliée sur elle-même, elle s’est isolée suite à un passé qui lui a laissé de profondes cicatrices (nous ne le révélerons pas, mais il dénote de ce qui est récurrent, et c’est plutôt positif.) Sa routine pourrait être millimétrée comme du papier à musique : entre ses deux jobs, son studio, ses balades au bord du lac…

Jusqu’au jour où elle reçoit une étrange lettre qui pourrait bien bouleverser son existence d’immortelle.

Premier point, nous ne sommes pas aux Etats-Unis… mais en Suisse lorsque démarre l’histoire. Et cela peut faire du bien. Puis, nous dérivons en France, à Paris. Pas de dépaysement total ; c’est même peut-être rassurant pour quelques lecteurs familiers de la capitale.

Second point, Florence Barnaud s’approprie à son tour notre univers afin de l’imaginer en cohabitation avec les vampires. Pas de guerres, pas de haine, ou de soumission/domination, peut-être de la méfiance au vu des circonstances… Mais pour une fois – ou presque – les humains et les vampires s’entendent bien. C’est ancré dans le quotidien, acté. Aucune surprise à croiser un vampire dans une boulangerie, si tant est qu’il ait envie de manger une brioche.

Le mythe du vampire est finalement adouci, malgré les dérives inévitables, et est amené d’une telle manière que l’on considère ces êtres naturellement intégrés à notre population.

Mais tout n’est pas rose pour autant et la situation pourrait évoluer au désavantage de nos amis vampiriques.

Ismérie n’est pas comme les autres. Ce n’est en effet pas tous les jours qu’une vampire-sorcière, se considérant comme « un vampire raté », vit de ses deux métiers de danseuse tout en prenant soin de son corps grâce au yoga, à la méditation et à une hygiène de vie irréprochable. C’est le premier pas qui nous guide vers une leçon très présente ces derniers temps en littérature.

L’hygiène de vie et l’écologie.

Très surprenant dans un roman bit-lit, mais finalement bien traité. Nous nous prenons au jeu de cette critique de la vie humaine et de l’avarice des grosses industries, prêtes à tout pour gonfler un peu plus leur portefeuille au détriment de la santé publique.

A travers Ismérie et les autres vampires qui gravitent autour d’elle – à travers l’intrigue générale, même -, nous percevons un profond respect pour l’agriculture biologique, le corps et la grande inquiétude quant à notre avenir. Cette histoire nous place à l’aube d’une nouvelle révolution agricole, alors que les humains dépérissent sans le savoir, victimes de ces enseignes aux fausses promesses.

Ismérie représente peut-être cet idéal écologique, si propre sur elle à bien des niveaux.

Elle représente aussi l’héroïne « parfaite », sans être une Mary-Sue. Puissante malgré ce qu’elle pense d’elle, aux capacités peu ordinaires pour son espèce, magnifique, altruiste, et plus intelligente que la plupart de ses congénères… Si ce syndrome de l’héroïne lisse est d’ordinaire susceptible d’ennuyer le lecteur, vous pouvez toutefois être conquis pas « Isie » et ce qu’elle dégage.

Vous pourrez aussi apprécier un autre point atypique : Eiirin, ce vampire pluriséculaire, ancien samouraï. Dans combien de roman « vampirique » rencontrons-nous un tel type de personnage ? Pour la Marmite, c’est la première fois. Il apporte un souffle rafraichissant, derrière son caractère, son code de l’honneur et le charisme qu’il dégage.

Eiirin est peut-être le protagoniste le plus original de ce premier tome.

Mais vous ferez aussi la connaissance de Léo, ce vampire chaleureux et bon enfant, qui casse la solennité d’Eiirin.

Les pouvoirs vampiriques sont eux aussi revisités. Si l’on retrouve ceux que l’on connait si bien, l’aspect de « charme » ou « manipulation » est réimaginé selon Florence Barnaud. Nous assistons à une sorte de personnification des pouvoirs, par un texte très visuel et efficace dans ses descriptions. La notion de « morsure » est elle aussi un peu reprise, mais nous n’en dirons pas plus.

La Reconnaissance n’est pas une histoire uniquement centrée sur le matraquage écologique et le respect de soi. C’est aussi une intrigue parsemée d’actions, de suspense et de sensualité. L’écologie, ce combat interminable, est finalement cette carotte qui pousse les protagonistes à intervenir, le cœur de l’intrigue qui motive les héros. Rassurez-vous, il y a une explication bien claire qui le justifie.

L’écriture est simple, fluide, ne s’étale pas en phrases « précieuses » pouvant alourdir la lecture. Il y a parfois des redondances narratives, mais rien de bien désagréable. Aucune vulgarité ou de sensualité écœurante ; c’est élégant et épuré. La narration est du point de vue d’Ismérie et ne s’en détache pas, jusqu’à la fin, ce qui permet une immersion totale et de savourer les révélations et autres surprises.

Ce premier tome promet une saga très sympathique, riche en rebondissements, en action, en romance et en pics d’adrénaline. Cette bit-lit est originale dans ses thématiques et la façon dont elle les traite. Il faut dire que si vous êtes sensibles à tout ce qui touche notre santé, la planète, et que vous aimez vous évader aussi en lisant des histoires de vampires, vous détenez là un petit combo gagnant.

Le second opus verra vraisemblablement le jour en octobre 2019. D’ici là, il faut contrôler la frustration découlée du final de La Reconnaissance.

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