Fantastique, Romance

T.1 Red Queen de Victoria Aveyard – SAGA

 

Ceci est une lecture personnelle !


 

« Victoria Aveyard est une autrice et scénariste qui est née et a grandi dans une petite ville du Massachusetts. Ses deux parents sont professeurs et sont aussi avides de films, de télévision et de littérature populaire.

Victoria a grandi, bercée par Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Indiana Jones, Harry Potter et LOST. Elle a suivi un cursus scénaristique et audiovisuel à University of Southern California’s School of Cinematic Arts.

Après son diplôme en 2012, elle déménage à Los Angeles et commence à écrire le manuscrit de ce qui deviendra Red Queen.

Depuis, elle a publié trois bestsellers #1 New York Times et USA today, deux nouvelles bestsellers toujours selon le New York Times et continue sa carrière d’écrivain, toujours à Los Angeles en Californie.

La saga Red Queen est à ce jour traduit en 37 langues et devient un bestseller international. »

 

Biographie trouvée sur victoriaaveyard.com

(traduite et interprétée par Marmite aux Plumes ayant un niveau d’anglais du niveau d’un poulpe !)


Red Queen, une dystopie aux reliefs très fantastiques, est devenu populaire ; les chroniques abondent ainsi que les commentaires et les ventes. J’ai découvert ce roman grâce au blog de La Fille en Rouge (plutôt, sur sa page officielle Facebook) après le partage du booktrailer du dernier tome qui m’a ébahi. Je n’en revenais pas d’une telle qualité pour un livre. J’ai tout de suite été conquise et désireuse de découvrir ce récit, aussi encouragée par Marine Level — le booktrailer a rempli son objectif premier ! Les deux premiers tomes dans ma PAL, je me suis accordée la lecture du premier entre deux phases de travail et service de presse.

Mais quittons désormais le « je » et commençons cette chronique !


Dans un monde où la monarchie gouverne, Mare Barrow fait partie de la caste méprisée, asservie en esclavage par ceux considérés comme des dieux ou presque.
Mare Barrow est une Rouge. Son sang vermeil fait d’elle une moins que rien au regard de la société Argent, des êtres aux pouvoirs surnaturels si puissants qu’ils règnent en maîtres sur le monde.
Mais la jeune femme aspire à une autre vie, loin de celle dictée par ces individus qui la débectent, la vouant à rejoindre les tranchées de la guerre pour y mourir en guise de chair à canon. Elle souhaite la liberté, des droits. Un jour nouveau. Lorsqu’elle fait la rencontre d’un homme étrange, mais d’une affabilité qui la prend au dépourvu, Mare est loin de s’imaginer le destin qui l’attend. Se découvrant des capacités extraordinaires, en totale contradiction avec les croyances de son époque, elle se place sur l’échiquier du pouvoir Argent, devenant une pièce maitresse qui risquerait de lui coûter la vie et celle de tant d’autres.

 

Victoria Aveyard a imaginé du tout au tout un univers entier, des castes, un fonctionnement monarchique précis tout en utilisant la totalité comme appui pour, dans le fond, faire passer quelques messages sur les dérives de l’Humain et de sa gourmandise.

Ce monde dépeint mêle un aspect très médiéval (sans doute lié à la monarchie, aux tenues vestimentaires et aux conditions de vie des Rouges) et un aspect purement fantastique et à la fois science-fiction (armements, véhicules, les palais, les cités et arènes…)

Somme toute, le schéma narratif est quelque peu déjà vu : les bons, les moins bons, une héroïne exceptionnelle qui se retrouve entre deux chaises et destinée à changer le monde, une romance, des rebelles… Le fait étant qu’il est malgré tout agréable de redécouvrir ces « plans » abordés d’une façon unique. Victoria prend ce parti en s’emparant de cette tendance pour en ressortir l’identité de sa plume et l’étendue de son imagination.

Il est vrai que l’on peut penser à Hunger Games, avec ces Arènes, le sentiment puissant d’injustice de Mare Barrow, l’horrible traitement infligé aux Rouges qui n’ont pour seul tort que la couleur de ce qui coule dans leurs veines.

Un autre côté Divergente (comme d’autres récits dans ce goût-là) avec ces deux castes, mais surtout avec les particularités des Argents qui se regroupent finalement en catégorie : Nymphus, Magnetron, etc.

Ce sont juste de potentielles impressions, mais rassurez-vous : l’histoire est bien différente et emprunte son propre sentier.

Red Queen joue des thématiques bien connues tout en étant susceptibles de s’en affranchir.

Il est fort probable que certains d’entre vous soient déjà lassés par le résumé, ayant l’impression d’avoir déjà lu au moins cinq romans dans ce genre-là, pour les plus friands. Nous pensons néanmoins qu’il faut tenter, apprécier les différences, les virages, les protagonistes « uniques » et construire son avis après la lecture. Certains pourraient en être agréablement surpris, d’autres non… et pourront s’assurer qu’ils ne sont pas passés à côté d’un livre qui aurait pu leur plaire.

L’histoire amène des enchainements d’action et, parfois, une certaine dynamique qui n’est toutefois pas constante. Entre deux scènes plus énergiques, faisant remonter l’adrénaline du lecteur, tout ce qui est du domaine de la romance, de l’amitié ou de la psychologie prend le dessus et tempère le tempo. Non que la tension s’avère absente dès lors. La politique garde une certaine place, bien qu’elle ne soit pas des plus complexes. Le lectorat est susceptible de rapidement cerner ce qu’il en est. Pour les plus vifs d’esprit, vous pourrez sans doute deviner les twists sans effort si vous êtes attentifs au moindre détail.

Étant donné qu’il est question d’une saga, il est tout à fait plausible que beaucoup de nos interrogations restent en suspens. Comme il est souvent le cas, le premier tome pose les bases et instaure une mise en place indispensable pour la suite des aventures. Nous vous laissons vous les poser, nous ne les écrirons pas ici pour ne pas spoiler non plus. Une petite frustration qui s’apaisera probablement avec la suite ?

En ce qui concerne les personnages, Mare Barrow est une héroïne que l’on retrouve souvent : forte, indépendante, téméraire, la langue bien pendue qui doit se contenir dans le nouveau contexte dans lequel elle se retrouve. Puissante. Elle reste néanmoins quelque peu prévisible (?) et parfois contradictoire. Nous pensons qu’elle est de ces personnages capable de diviser le lectorat : l’adorer ou la détester.

Les Princes que l’on rencontre plairont ou déplairont. Certains seraient amenés à les trouver trop lisses, d’autres s’accorderont sur l’idée qu’ils n’ont pas besoin d’être trop nuancés. À chacun son plaisir.

En soi, bien que l’autrice a sans doute désiré nuancer l’aspect manichéiste, la majorité des protagonistes répondent à certains archétypes qui, nous devons l’avouer, fonctionnent en général dans ce type de récit. Les « bons » et les « méchants. »  Quelques sujets restent soumis à la réflexion ainsi qu’à l’interprétation, tout comme un ou deux protagonistes qui se retrouvent tiraillés entre valeurs morales et devoir.

En somme, Red Queen est un très bon roman qui plaira aux adeptes du genre, appréciant l’action, le fantastique, un brin de surnaturel, une politique fantaisiste, la romance… Il peut vous faire passer un très agréable moment.

 

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