Dystopie

T.1 Néo-Monde, les Voyageurs de Teddy Roch



Je remercie l’auteur et les éditions Caravelle pour ce service-presse et leur confiance !



« Depuis son plus jeune âge, Teddy Roch a toujours aimé inventer des histoires, autant inspirées par ce qu’il regardait à la télévision, que par ses lectures.

Il est rapidement attiré par la littérature fantastique, débutant sa vie de lecteur par la collection « Chair de poule » et la saga des « Harry Potter ». Il développe petit à petit son goût pour l’imaginaire, mais se rapproche d’ouvrages plus sombres, qui mettent davantage en relief la psychologie des personnages.

​ Griffonnant depuis la fin du collège, il se lance réellement dans l’écriture en octobre 2013, et donne naissance à ce qui est aujourd’hui « Néo-Monde », sa première saga de science-fiction.

​ Sa vingt-quatrième année se verra marquée par la sortie du premier tome, intitulé « Les Voyageurs ». »

Biographie disponible sur Amazon

Vous pouvez retrouver le site des éditions de la Caravelle ici !
Maison d’édition avec qui nous avions déjà traité pour Le garçon aux cheveux bleus de Jessica Branco – chronique ici !



Résumé

Il faisait tout pour défendre son pays, il devra se battre pour y survivre.

Après la grande tempête, Nandal n’est plus que l’ombre de lui-même. Lorsque Karl se réveille, sans repères, au cœur d’une ville emprisonnée sous la glace, il comprend que tout ce qu’il a connu jusque-là n’est plus qu’un lointain souvenir.
Tiraillé entre l’envie d’aider le peuple du Nord qui l’a recueilli, et le besoin de retrouver sa famille, il rejoint l’expédition qui leur permettra peut-être de sauver Forgost d’une guerre inévitable.
Dans ce nouveau monde, régi par la loi du plus fort, Karl va devoir lutter pour survivre…



Nous démarrons avec un prologue très flou, quelque peu onirique, dont le rôle est de titiller notre curiosité à travers notre incompréhension et notre volonté toute fraiche de s’approprier l’histoire et donc, de la maitriser. Un début qui nous prend à contre-pied puisque Teddy Roch nous fait bien comprendre que cela ne sera pas chose aisée et qu’il est le seul maître à bord, capable de nous faire naviguer entre les mystères, les secrets et un monde suffisamment complexe pour ne pas lâcher une seule ligne.

Karl Weiss, le héros principal, est aussi perdu que nous, se réveillant dans un monde recouvert de glace où la température avoisine les -37°. De quoi nous faire frémir sous notre plaid sans bouger de notre divan au coin du feu (si vous avez cette chance-là.) Ce récit dystopique a des allures post-apocalyptiques, entre les hauts buildings gelés aux larmes de stalactites, les fortes bourrasques de vent qui nous donnent envie de plonger sous la couette, cette ville fantôme où il semblerait qu’il n’y ait plus âmes qui vivent… Idée très terrifiante si nous nous retrouvions à la place de Karl, esseulé, désemparé et sans la moindre explication. Il ne sait pas où il est exactement, ce qui est arrivé ni pourquoi. Embarqué dans une aventure qui le dépasse, Karl doit penser à survivre et, surtout, à comprendre ce qui s’est passé et le sort de sa famille : son frère, Brandon, et son épouse, Emmy.

Si Karl pense à survivre, c’est aussi le cas des natifs qu’il rencontrera sur sa route : alliés ou ennemis, ils démontrent que Nandal, ce continent qui a tant changé comme dévoré par la Nature qui souhaite annihiler la nuisance humaine — métaphore de la Marmite, nous précisons — est en proie au sang et au désespoir. Il n’y a plus de code, de morale ou de bonne conscience. La survie prime sur tout le reste et gare à ceux qui feront les plus mauvaises rencontres. Pourtant, dans ce tableau sordide et troublant, le héros comprendra qu’une politique bien particulière a été mise en place, des clans se sont formés et les guerres sont toujours une menace qui plane au-dessus du reste de l’Humanité.

Difficile de développer plus au risque de révéler une grande partie des twists de l’intrigue. Ce premier tome est une introduction formelle de la saga, une mise en place importante qui couve néanmoins son lot d’actions et d’aventures. Entre les combats qu’ils soient terriens ou à bord d’un vaisseau et les voyages aux itinéraires pouvant être fatales, nous jonglons entre plusieurs niveaux d’adrénaline, pressentant la mort d’un protagoniste d’une page à une autre — parfois avérée, parfois non. La psychologie entre elle aussi en scène et prend une part importante dans notre lecture, puisqu’elle peut être d’ailleurs considérée comme indispensable pour crédibiliser les actions et les personnages. Passant par diverses introspections, elle est une virgule à ne pas négliger.

Plus encore, c’est une petite claque que l’on nous inflige. Après un recul quasi inévitable, l’on se demande si ce monde détruit, où chaque jour est un combat pour un peu d’eau, des vivres ou un peu de chaleur, ne serait pas notre avenir. Un monde dans lequel nous devrions tout recommencer à zéro, les fantômes de nos proches et de ce que nous étions – avons fait ou négligé – emboitant chacun de nos pas.

Dans un univers dévasté, qu’en est-il des valeurs morales, de notre résilience et de nos espoirs ? Serions-nous capables de nous y raccrocher ? Que ferions-nous à la place de ces survivants ? Écouterions-nous notre conscience lorsque notre canon s’appuie sur le front d’un homme qui fut saisi par le besoin inextricable de survivre ? Qui accablerions-nous ?

La narration est d’un point de vue externe au récit : vous comprendrez à quel point c’est important, étant donné que nous dérivons souvent loin de Karl pour nous jucher sur de nouvelles épaules et suivre ce qui se passe en parallèle. Les protagonistes secondaires sont très nombreux, accrochez-vous donc pour bien mémoriser qui est qui, leurs rôles et leurs relationnels pour ne pas vous y perdre et mieux vous adapter au changement de point de vue.

Le récit se divise en trois parties qui semblent inclure des rythmes différents, dont le dernier est un crescendo qui grimpe en flèche, très dynamique, puis retombe doucement pour préparer la fin du premier tome et, de facto, introduire le prochain opus.

L’écriture est efficace et démontre une nouvelle fois à quel point l’auteur a réfléchi à son univers. Les détails sont nombreux tout comme les descriptions, afin de guider notre imagination et nous permettre de visualiser Nandal au plus près de ce que Teddy Roch souhaite. Pas d’inquiétude cependant, une certaine liberté est tout de même accordée et si descriptions il y a, elles ne sont pas non plus étouffantes ni lassantes, même si elles sont longues. Le vocabulaire est riche et varié, sans être élitiste, permettant à tout le monde de s’y retrouver.

Les Voyageurs est un premier tome prometteur qui parlera aux plus friands du genre, avides de s’embarquer dans une épopée survivor aux nombreuses surprises, retournements de situation et désireux de suivre des personnages attachants et leurs évolutions. L’univers riche risque de se développer plus encore par la suite et de vous entrainer plus loin encore dans cette aventure palpitante, aux côtés de Karl Weiss, cet homme « qui faisait tout pour défendre son pays et qui doit maintenant se battre pour y survivre. »

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