Fantasy

T.1 Les Royaumes Démoniaques, la Roche des Âges de Christopher Evrard

Je remercie l’auteur pour ce service-presse et pour sa confiance !



Christopher Evrard a trente ans et se passionne pour l’Imaginaire depuis son plus jeune âge, quels que soient les domaines, notamment les dessins animés et les jeux vidéos. Il commence à rédiger de petites histoires pour son propre plaisir jusqu’à ne plus pouvoir s’arrêter.

Il s’y consacre désormais, considérant cette activité autant comme un travail que comme un accomplissement. Désireux de partager son univers pour offrir un peu d’évasion, il se lance dans l’autoédition avec sa saga dark-fantasy, Les Royaumes Démoniaques.

Biographie rédigée à partir d’informations

récoltées par la Marmite



Vous pouvez retrouver l’auteur sur Instagram, sur Twitter, son site officiel et sur son blog.

Christopher Evrard tient aussi une chaine youtube sur laquelle vous pouvez trouver des podcasts, mais aussi des vidéos sur son premier tome, La Roche des Âges. Nous vous partageons la lecture du prologue, narrée par PADG, qui donne une dimension très plaisante à cette introduction si floue à la première découverte, mais qui prend tout son sens au fil des pages.

Pour ce premier roman, l’auteur a collaboré avec une illustratrice talentueuse : Jenny Burgy. Les visuels sont sombres, très bien faits et reflètent brillamment le récit. Vous en aurez un aperçu sur la vidéo du trailer juste en-dessous et au cours de la chronique, mais aussi et bien sûr, sur sa page Facebook (inspiration World of Warcraft, Games of Thrones, volonté de casser le côté enfantin des Cartoons ou des univers Blizzard en poussant le réalisme et l’aspect plus dark, par exemple.) Son travail est plus développé et décortiqué à travers l‘interview youtube qui, justement, est animé par Christopher Evrard.



Résumé

Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. – Ciwen

L’horreur et la violence côtoient la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour. Tandis que les légendes et mythes résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, telle la mystique Roche Des Âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ? Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps. Les réponses apparaissent toujours dans le noir, telles des lucioles fuyantes…

 



Christopher Evrard nous offre un univers sombre, brutal où les philosophies débattent ainsi que les valeurs morales entre deux gorges tranchées. Au milieu, un monde fantaisiste qui peut trouver son inspiration dans les bibles Tolkien, mais en glissant une patte personnelle qui crée de nouvelles créatures à partir d’une base populaire. Les elfes sont bien différents de l’idée que l’on s’en fait (non, pas comme ça, Peter Jackson) et s’ils portent le nom bien connu de ce peuple de l’Imaginaire, ils apportent une dimension paradoxalement inédite. Il en va de même pour les fées ou d’autres entités que nous n’énumérerons pas pour en garder la surprise. D’autres sont inattendues et donc, originales. Nous nous éloignons des pégases et licornes pour nous lier d’amitié avec des espèces surprenantes, la plupart bien connues aussi, qui accordent au récit un autre niveau dans l’ambiance dark et son contexte fantaisiste.

La magie se confronte à un culte alchimique, le contexte médiéval s’oppose à un côté assez steam-punk. Les libertés sont prises et cela fonctionne pour constituer un décorum atypique et bien identifiable. Un tatouage qui permettrait de reconnaître le style et la créativité de Christopher Evrard.

Les descriptions nous aident à nous repérer, tant dans les décors, dans les gestuelles que dans les caractéristiques physionomiques des protagonistes ou des créatures. Plus encore — et c’est ce que les lecteurs de fantasy peuvent apprécier en majorité —, la qualité cinématographique du déroulé d’actions et des scènes. L’auteur a su aller au bout de ses idées, nous transmettant les images qui lui venaient à l’esprit, au point que l’on parvient à visualiser le tout, dans une agréable symbiose sur fond de musique épique. La magie présente est un maelström de puissance sans complexe, les combats sont grandiloquents et de l’ordre de l’extraordinaire au point que l’on oublie les règles élémentaires de la gravité, de la constitution humaine… du tout simplement possible.

Et cela fonctionne si on se prête au jeu, si on débride notre imagination et si l’on décide d’y croire le temps de quatre cents pages.

« On s’en fout, parce que c’est magique. »

Si Christopher Evrard avoue trouver une certaine inspiration dans un mélange Seigneur des Anneaux/Star Wars, nous nous permettons de glisser que l’univers, l’esprit, les combats ou la saturation très sombre qui se dégage des lignes n’est pas sans rappeler le manga Berserk qui rencontrerait Les Chroniques de Lodoss. Un pseudo cross over qui fonctionne bien et nous plonge dans une ambiance particulière où la mort côtoie les grands espoirs. Plus généralement, on tombe sur des punchlines qui passeraient très bien dans un animé japonais, avec ses intonations si typiques de ces timbres graves, parfois rauques altérés par le piteux état et la volonté de fer du personnage, héroïques ou sanguinaires.

Quand nous évoquons la confrontation de deux styles, nous pensons par exemple à la magie et à l’alchimie, deux notions interprétées dans le récit. L’un apporte un aspect très fantasy tandis que l’autre semble plutôt se prêter au jeu de la science terre à terre. En nous penchant un peu plus sur la question, il est probable que certains aient l’impression que deux époques se mélangent l’une à l’autre, notamment par le biais du langage de Ciwen, par exemple. D’un style vestimentaire type rôdeur, de cuir de la tête aux pieds, épée au baudrier, son vocabulaire peut se révéler anachronique quand d’autres protagonistes ont un vocabulaire plus soutenu et passible de se retrouver dans un contexte médiéviste. Le héros « principal » ayant cette particularité, le lecteur est plus à même de s’y identifier et de s’amuser de son caractère bourru ainsi que de ses répliques cinglantes.

Le premier tome semble amorcer un schéma connu : celui d’une communauté de héros qui finira par se consolider face à l’adversité. Reste à savoir si ce sera bien le cas, l’auteur ayant apparemment prévu de nombreux opus. Cependant, La Roche des Âges est la première présentation de Ciwen et la mise en place d’une intrigue assez dense qu’il faut s’assurer de suivre. En effet, de très nombreux noms liés aux légendes, connaissances, backgrounds des protagonistes ou de l’univers, sont énumérés page après page et, si l’on n’y prend pas garde, nous sommes susceptibles de nous y perdre et de ne plus savoir qui est qui. Cela induit une richesse de fond, un travail consciencieux des évènements ayant marqué le monde des Royaumes Démoniaques et une matière importante pour la suite. Et le prologue semble abonder dans ce sens, puisque la thématique du commencement du monde semble abordée — comment ? Spoil, voyons. Du début à la fin de son univers, Christopher Evrard parait avoir réfléchi à tout, dans les moindres détails.

Nous ne restons pas focalisés sur Ciwen, bien qu’il soit celui qui introduit les premiers chapitres. Le récit étant narré d’un point de vue externe au récit, nous finissons par petit à petit dériver derrière l’épaule de personnages primaires ou secondaires, témoins du bouleversement de l’intrigue ou acteurs actifs des éléments déclencheurs. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, avec son lot de réponses, mystères et nombreux secrets qui attisent notre frustration quand notre curiosité n’est pas satisfaite. C’est pour cela que nous en revenons au point précédent : être très attentifs et concentrés, chaque personnage en amenant d’autres, avec ses bagages de mythes, légendes, faits vécus ou racontés et les actions qui découlent de leurs scènes.

Au-delà des aventures relatées, l’auteur essaie de transmettre des messages. La perception du monde, ce que l’on en fait, l’abus, la perversion et l’avidité des puissants, la quête individuelle pour se trouver (ou se retrouver), les fondements de nos vies et de nos objectifs.

« Qui suis-je ? »

« Nous sommes Je. »

La société en général et les bons comme les mauvais côtés des inconnus que l’on rencontre, les conséquences d’un malentendu et les dommages collatéraux que cela peut avoir.

Et s’il est réellement question de faiblesse quand l’on accepte l’aide des autres.

Bien entendu, c’est à l’interprétation de tous lecteurs, sa volonté à décrypter ce qui peut être transmis en fonction des dialogues, altercations ou introspections.

Nous ne nous attarderons pas sur Ciwen et les autres personnages, la chronique étant déjà assez longue (êtes-vous encore là, d’ailleurs ?), mais surtout parce qu’ils sont une part très importante de l’histoire et une nouvelle surprise à chaque fois que nous les découvrons.

Les Royaumes Démoniaques : la Roche des Âges est un premier opus prometteur qui heurte, interroge et nous propulse dans une aventure aux promesses épiques. Le second tome est apparemment écrit, reste à savoir quand il apparaîtra !

Armez-vous, soldats, la guerre gronde et les démons ne sont pas toujours ceux que l’on attend.

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