Historique

T.1 Le destin des cœurs perdus : les Damoiselles de Castel Dark de J.C Staignier

Je remercie l’autrice pour ce service-presse et sa confiance !



 » Originaire du Pays noir en Belgique, je trouve dans l’écriture la force de revenir dans la lumière.
L’extrémité du tunnel semble parfois loin, et pourtant, l’espoir pointe le bout de son nez, la malchance devient chance et les larmes se transforment en rires. Le droit au bonheur existe.
Prenez l’ascenseur, appuyez sur le bouton et laissez-moi vous amener au pays des rêves.

Jc Staignier »

Retrouvez l’autrice sur son blog et sa page Facebook !



Résumé

Angleterre, 1390.

Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer.

À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent.

Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?



J.C Staignier ne nous propose pas une romance historique, mais bien un drame historique — il est important de le garder en tête lorsque l’on se lance dans la lecture de ce premier tome. Tome qui ouvre le bal d’une saga à la frontière de Game Of Thrones. La Marmite n’aime pas faire de comparaisons d’ordinaire, mais il est vrai qu’ici, il est assez difficile de ne pas se prêter à ce petit jeu, mais vous comprendrez vite pourquoi.

« Saga ».

L’on peut dire que ce terme trouve tout son sens avec cet opus, puisque ce dernier se déroule sur plusieurs années (combien ? Nous gardons le mystère.) et suit les péripéties et les mésaventures d’une famille de la Noblesse du 14e siècle. Les six enfants du comte Clayton de Percival et de son épouse, Alix, sont à l’honneur : Anton, l’héritier, Jane et Mary, les filles ainées, Ilyana, Thomas et Aelis, les cadets.

Si l’on peut appréhender les nombreux points de vue que de tels croisements peuvent engendrer, pas d’inquiétude. L’histoire est narrée à la troisième personne du singulier et il est vrai que certains protagonistes sont mis plus avant que d’autres. Nous pensons notamment à Ilyana, mais aussi à Aelis, qui se voient offrir par l’autrice, un devant de la scène de premier choix. Aussi, nous suivons davantage leur point de vue, même si nous basculons de temps à autre sur celui d’autres membres de la famille Percival, sans que nous soyons perdus. La transition est facile, nous ne perdons pas nos repères.

Si les évènements sont parfois un peu rapides (ce qui est parfois inévitable au vu de tous les chemins empruntés), au final, le lecteur est susceptible de s’attacher malgré tout aux membres de cette famille atypique à une époque conservatrice, où la religion dicte la bienséance et où la femme est considérée comme un objet avant l’être humain — ici, pas de prises de liberté totale de l’auteur pour minimiser cet état de fait, pas de pincettes. Les Percival sont pour la plupart en avance sur leur temps (ou rebelles, en fonction de la conception de l’époque), et c’est sans doute en partie pour cela qu’ils réussissent à gagner notre affection.

L’on comprend vite que la condition féminine est un sujet prépondérant, le cœur ardent de cette histoire. Ce sont en effet les femmes et filles qui donnent la cadence, agrémentent l’intrigue bon gré mal gré. Elles incarnent des valeurs et des combats. Par cet opus, nous comprenons à quel point le monde a évolué depuis le Moyen-Âge et ce sont grâce à des femmes telles les héroïnes de Castel Dark que nous avons pu franchir de nombreux caps — non sans échecs, difficultés et drames. Pourtant, ce n’est pas l’unique désir de faire évoluer les mœurs qui entrainent les damoiselles sur le chemin de leurs destinées.

L’intrigue nous entraine véritablement au 14e siècle, où l’on suit le quotidien, les obstacles d’une famille noble. En proie à la politique, au protocole, au pouvoir des uns et à la vilénie des autres, autant qu’à leurs émotions, les frères et sœurs Percival subissent leurs conditions et tentent, comme ils le peuvent, de s’en sortir et de soutirer un peu de bonheur à cette existence soudain cruelle. Pour cela, J.C Staignier a fait preuve d’une réelle qualité de recherches (même si, et de son propre aveu, elle admet avoir pris quelques libertés afin de rendre l’histoire plus agréable et adaptée à ses souhaits). Ainsi, nous faisons un bond dans le temps, apprenons ou réapprenons les modes de vie, la cuisine, la domesticité, les vêtements, la hiérarchie et tant d’autres points qu’il serait assez long de tous les lister. Le point positif est que ce n’est pas un étalage à n’en plus finir de connaissances ; rien d’assommant, le tout s’imbrique très bien à l’histoire ainsi qu’à l’écriture et passe délicatement dans la narration. Pas d’yeux levés au ciel ou de lassitude, les informations historiques servent l’histoire et non l’inverse, tout en restant tout à fait ludiques.

Petit aparté, la Marmite n’a éprouvé aucune surprise en alliant la qualité des recherches, le respect du langage (adapté tout de même), etc., en découvrant que deux autrices ont pu aider J.C Staiginer, en tant que bêta-lectrices : Rose Morvan et Loraline Bradern. Deux romancières que la Marmite connait déjà pour avoir lu et chroniqué leurs ouvrages historiques très appréciables. Nous sommes donc enchantés de cette bêta-collaboration.

Dans Les Damoiselles de Castel Dark, accrochez-vous puisque l’action, le sang versé, les injustices et la barbarie sont légion. Entre deux têtes tranchées, viols, et cœurs perforés, tremblez pour les personnages… puisque n’importe qui peut mourir — vous comprenez la comparaison à Game of Thrones, maintenant ? Plus encore, dans cette même lignée, nous avons l’impression de retrouver un échiquier qui plait tant dans la saga de G.R.R Martin : des pions qui se placent, se déplacent, tombent ou apparaissent, des couronnes, des Maisons… La toile se forme et l’angoisse au ventre, nous sommes effrayés par la prochaine chute. Beaucoup de tension, donc, de lignes guettées avec tracas, d’ongles rongés en priant le sacro-saint dieu de l’inspiration qu’il n’ait pas donné de mauvaises idées à l’auteur…

Ne vous attendez pas à une romance historique banale, où le schéma est de fil cousu. Vous pourriez tomber de haut. Lorsque vous ouvrirez la première page des Cœurs perdus, soyez prêts à rugir, aimer, larmoyer, trépigner et maudire. Comprenez que vous serez le témoin impuissant d’un destin terrible où chaque sourire, chaque rire est un soulagement, mais peut aussi sonner le glas d’une fin.

Vous tiendrez des mains, de toutes vos forces, et accompagnerez ces enfants avec l’espoir que tout finisse bien.

Nous n’évoquerons pas les personnages pour les décrire, au risque de rendre cette chronique interminable, sans compter que c’est un véritable plaisir de les rencontrer dès le départ, dans le domaine familial.

Les Damoiselles de Castel Dark débute la première danse aux nombreuses cicatrices, avant le prochain opus que l’on pense tout aussi haletant. Nous ne parlerons pas non plus de notre ressenti une fois la fin découverte, c’est une surprise que nous préservons.

Si vous désirez une lecture historique bouleversante, travaillée, rythmée, avec un soupçon de romance et de la tragédie, J.C Staignier pourrait bien frapper à votre porte.

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2 thoughts on “T.1 Le destin des cœurs perdus : les Damoiselles de Castel Dark de J.C Staignier

  1. Une magnifique chronique. Que dire des mots utilisés pour décrire le roman ? Des images choisies avec soin pour égayer cet article ? Un seul mot : bravo ! Je m’incline et je fais la réverence (pour maintenir l’époque) devant une chroniqueuse aussi talentueuse. Je suis tombée amoureuse de ma chronique.
    Merci, Alexiane.

    1. Je suis très touchée ! Merci beaucoup et merci pour la confiance accordée. Vraiment très heureuse, encore une fois, que la chronique soit à la hauteur des espérances.

      A très bientôt, j’espère, pour la suite !

      Alexiane.

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