Fantasy

T.1 La Geste des Braves, la Guerre des Rois de Fox Miliveles

 

Je remercie l’autrice pour ce service-presse et sa confiance !


Ce premier tome introduit une saga médiéval-fantasy qui a d’abord fait un passage par Ulule afin que l’autrice, Fox Miliveles, puisse aller au bout de son projet d’autoédition. Fort d’un franc-succès participatif, le roman est désormais disponible via la plateforme Bookélis. L’on peut le retrouver sur Amazon, la Fnac, Cultura et Decitre en papier, mais aussi en commandes via les librairies traditionnelles.

La couverture a été réalisée par Tiphs que la Marmite finit par bien connaître aujourd’hui, ayant déjà remarqué son travail sur plusieurs ouvrages chroniqués sur ce blog.

« Raconter l’Histoire » est le métier de Fox Miliveles en tant que guide conférencière. Sa passion, en revanche, est de raconter des histoires. Cela commence très jeune alors qu’en compagnie de sa mère, elle se met à imaginer une petite fanfiction sur Lucky, l’un des chiots des 101 Damaltiens. Elle plonge très vite dans Harry Potter et le Seigneur des Anneaux qui l’initient à la littérature de l’Imaginaire, titillant une nouvelle saveur : celle des aventures épiques. Bien plus tard, c’est Alexandre Dumas qui l’inspire et enrichit son vocabulaire, l’accompagnant ainsi dans son vif intérêt pour l’Histoire elle-même. Forte de ces enseignements, de ses passions et intérêts, Fox Miliveles les rassemble dans ce premier opus de La Geste des Braves, façonnant ainsi sa propre aventure en tant qu’autrice.

Biographie écrite par la Marmite en rassemblant les informations trouvées.

 

« Après cinq ans de famine, de malheur et de guerre, le royaume d’Enselant est plongé dans le chaos. À bout de forces, son peuple se raccroche à une ancienne prophétie qui annonce la chute du roi Sicard et le retour à la lumière. Bientôt vont s’affronter les armées du souverain et celles d’un jeune chevalier qui a pris la tête de la révolte. Brave et fier, il incarne un espoir de renouveau, dont la force emporte comme une vague l’ancienne dynastie.
Mais tout juste arrivé au pouvoir, le jeune Lodève comprend que la partie n’est pas encore jouée, car à chaque nouveau pas sa couronne vacille, tandis que les envieux décomptent les jours jusqu’à sa chute. Les cinq braves qui l’entourent sauront-il l’aider à défendre son règne et à imposer sa lignée ?
Plongez dans l’ombre du pouvoir et découvrez le grand dessein qui bouleversera à jamais l’histoire des Cinq Royaumes. »

Résumé de la quatrième de couverture

 

 

 

La Guerre des Rois, premier opus de la série La Geste des Braves, se démarque tout d’abord par son format papier : un petit livre qui équivaudrait à un poche, comptant environ 280 pages. Rien d’intimidant pour les lecteurs craintifs des gros pavés qui ont tendance à foisonner en fantasy. Il invite à le découvrir tout en nous rassurant.

Ce qui est intéressant avec cette histoire, c’est qu’elle parait prendre à contrepied les schémas connus du genre. Le récit semble démarrer après la grande aventure épique. Il est vrai que quelques-uns peuvent se demander ce qu’il advient une fois que le grand héros défait l’être diabolisé. Dans « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », qu’est-ce qui se passe en réalité ? Quels sont les obstacles rencontrés pour atteindre ce bonheur-là ? Tout se fait-il en un claquement de doigts ? Ici, non. Et cela se présenterait comme le début d’un nouvel arc après une intrigue principale que l’autrice résume dès le début de l’opus, avec rythme et une narration haletante. Une manière de présenter aussi les différents protagonistes, leurs rôles dans les évènements précédant ceux qui suivront et leur offrir une prestance non négligeable. Nous ne sommes pas perdus pour autant — nous pouvons comprendre l’appréhension de certains après l’explication de ce point — puisque même si cela peut sonner comme un récapitulatif, Fox Miliveles gère très bien son entrée en matière, rassemblant en quelques pages action, politique, quelques émotions et une première étoffe du background de son univers.

L’autre particularité de cette intrigue est qu’elle tourne surtout autour de la politique et des choix cornéliens auxquels doit faire face le nouveau roi, Lodève. Nous suivons le début de son règne et tous les tracas qui l’accompagnent, réfléchissant avec lui et ses compagnons sur les solutions possibles, titillant bien souvent notre moralité et notre conscience. Que ce soit des conflits gouvernementaux, des tensions ou des inimitiés personnelles, nous assistons aux différentes confrontations, comprenons les terribles conséquences qui pourraient en découler. L’intrigue s’étale sur plusieurs années — combien ? Nous ne le dévoilerons pas ! À vous de le découvrir, comme toujours ! — et nous pouvons ainsi découvrir l’évolution du personnage de Lodève, mais aussi de son plus proche entourage.

Il est difficile de développer les personnages les plus prépondérants, notamment deux d’entre eux qui constituent un twist majeur dès les premières pages. C’est là que le bât blesse afin de réaliser cette chronique, la Marmite mettant un point d’honneur à ne surtout pas gâcher le plaisir de la lecture et à ne rien spoiler.

Lodève est le personnage par qui tout commence, après la guerre contre l’ancien roi Sicard. Un homme encore jeune qui, fort d’une intelligence, ruse et clairvoyance avisée, réussit à utiliser les vieilles croyances prophétiques pour son propre compte, se mettant sous le coude ni plus ni moins la crédulité du bas-peuple. Mais c’est un coup de maître, notamment lorsqu’il épouse Astia, dernière héritière de l’Antique Dynastie au cœur même de la prophétie. Lodève est un protagoniste compliqué à cerner, tiraillé entre ses nouveaux devoirs royaux, ses aspirations, son désir de marquer l’Histoire des Cinq Royaumes, et sa volonté de ne pas s’y perdre, se raccrochant à son humanité quand il le peut plutôt qu’à sa couronne. Mais ce tiraillement peut souvent conduire le lecteur à ne pas l’apprécier, des remarques ou des décisions le rendant antipathique. En revanche, après-coup, le lectorat peut se demander ce qu’il aurait fait à sa place, quels ressentis l’auraient traversé… et s’il aurait réagi comme le nouveau roi. Vous l’aurez compris : Lodève est ambigu et assez nuancé. On nous présente le « récapitulatif » de manière assez manichéenne — le méchant roi et les gentils héros —, et finalement, il semblerait que l’on se détache de ce concept, les protagonistes arborant des facettes beaucoup plus nuancées, loin de l’idéal héroïque.

Astia, son épouse, est présentée très rapidement et le titre accordé lui donne une aura de magnificence au-delà de l’aspect physique — une beauté qu’elle n’a pas par les traits, mais par l’esprit et la prestance. Elle peut être pour la plupart des lecteurs l’un des personnages les plus intéressants du récit, incarnant le modèle féminin qui doit s’imposer dans un monde patriarcal quand bien même est-elle celle qui permet, de par sa naissance et les épousailles, à Lodève de monter sur le trône — Spoil ? Pas vraiment. Rassurez-vous. Vous comprendrez vite. Est-ce qu’elle y parvient ? Son esprit vif et sa capacité à ne pas rester raccrochée aux anciennes traditions — pourtant, il y aurait de quoi au vu de son ascendance —, en font un protagoniste innovant, un peu « OVNI » dans l’univers médiéviste.

Puisque nous abordons le sujet avec Astia, il est amusant ou plaisant selon, d’apercevoir les clins d’œil ou la volonté de l’autrice à transposer les mœurs démocratiques ou des valeurs féministes à travers son intrigue. Mais là encore, nous ne développerons pas davantage.

D’autres protagonistes, donc, entrent en scène et restent auprès de Lodève, dont les « Braves », ces capitaines ayant eux aussi participé à cette rébellion causant la chute de l’ancien roi : Euric, Roderick, Lieutrand, Auber, Vivance… Ce dernier est par ailleurs plus amené sous les projecteurs, brillant lui aussi par son intelligence, retranscrit par son surnom « le Sage ». Lui qui a refusé « la broigne d’écailles des guerriers », il préfère se battre au fil du savoir plutôt que celui de la lame. Il ferait presque de l’ombre aux autres au vu du rôle qui s’impose à lui au cours du récit. Peut-être que les prochains opus feront scintiller les Braves à tour de rôle.

Nous sommes immergés dans un monde médiéval fait de traditions, de joutes et tournois, de mœurs, et les descriptions jusqu’aux vêtements portés nous aident à visualiser les scènes et les personnages avec limpidité. Il s’en dégage une certaine authenticité qui peut nous faire oublier que c’est un livre du genre fantasy. Le background de l’univers est explicité petit à petit, les royaumes, régions, leur Histoire, la religion étant encore effleurée. Nous pouvons aussi tomber sur une cartographie très intéressante qu’il est possible de consulter pendant la lecture afin de se situer. Ce développement permet de justement bien étoffer l’aspect politique et tous les enjeux qui peuvent en découler.

L’écriture se marie à merveille à l’univers, descriptive sans être lourde, respectant l’époque et le genre. Elle s’avère parfois poétique et nous notons les connaissances de l’autrice concernant l’époque du Moyen-Âge qui semble lui servir de base.

Nous pensons que ce premier opus est une belle introduction pour cette saga, mais est aussi susceptible d’initier les lecteurs moins férus au genre du médiéval-fantasy. Il faut toutefois apprécier les rythmes posés où les actions sont rares, loin d’être l’objectif premier de l’intrigue. Il se pourrait néanmoins que les prochains opus y soient plus propices. Un des deux protagonistes que nous avons gardé sous silence pourrait réserver de belles surprises.

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