Fantastique

T.1 Hex in the City, l’Eventreur de San Francisco de Dorian Lake

 

Je remercie Dorian Lake et les éditions Noir d’Absinthe pour leur confiance et ce service-presse !


« Vainqueur du Prix Imaginaire Découverte 2017 des Petits Mots des Libraires pour « Isulka la Mageresse, La Pierre d’Isis », son premier roman.

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Né en 1986 en région parisienne, Dorian a toujours eu une affection particulière pour les mauvais genres, que ce soit au cinéma ou dans les livres: Pulp, Science-Fiction, Série B, Comics Books, Vampires et Zombies… Il apprécie ainsi autant Frank Miller qu’Alexandre Dumas, Anne Rice que les sœurs Wachowski ou encore Beethoven que les Pretty Reckless.

C’est donc tout naturellement qu’il s’est mis à mélanger les genres dans ses propres écrits: Space-Peplum, Noir-Dystopique, Polar-Vampirique ou encore Victorian Fantasy teinté d’horrifique.

Depuis 2015, il met sa plume au service de ces imaginaires éclectiques et un brin chaotiques: il a ainsi écrit des textes comme Isulka la Mageresse, Cancer Urbain, Hex in the City et d’autres à paraître. Il est également à l’origine de Noir d’Absinthe.

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Retrouvez toutes ses actualités :

* sur son Blog : dorianlake.blogspot.fr
* sur Instagram : www.instagram.com/dorianlake
* sur Twitter : twitter.com/Dorian_Lake
* sur la page FB de l’éditeur : www.facebook.com/NoirdAbsinthe »

Vous pouvez retrouver le site des éditions Noir d’Absinthe ici ; et la fiche du roman ici (en sachant qu’une petite playlist Deezer est mise à disposition pour une meilleure immersion !) L’auteur (et éditeur) est aussi présent sur Wattpad, c’est d’ailleurs sur cette plateforme que la première version d’Hex in the City (Love Bites) vit publiquement le jour.

 

« Ces quatre articles de blog qui vous feront explorer San Francisco, rencontrer les personnages et les artistes derrière Hex in the City.

 

 

 

 

Dorian Lake nous propose ici une Urban-fantasy, prenant place à San Francisco au 21e siècle. Vampires, sorcières dans un environnement urbain, contemporain, dans des rues que nous serions susceptibles d’arpenter nous-mêmes… un fantastique qui rencontre le genre « polar », voire le thriller pour un savant mélange susceptible de ne pas s’adresser à un, mais plusieurs lectorats. Il est d’ailleurs amusant, en se fiant à la playlist mise à disposition notamment sur la fiche du livre sur le site de la maison d’édition, de passer d’une musique assez rock, rythmée (Love bites d’Halestorm [clin d’œil à Taylor ?]) à un morceau jazzy, que l’on pourrait très bien retrouver dans ces vieux films en noir et blanc avec ce détective un peu aigri, en imper’ et chapeau melon (Nightmare d’Artie Shaw [clin d’œil à Jake ?)

Taylor Velasquèz s’installe à San Francisco, chez sa cousine Andréa, une flic au fort tempérament, après avoir fui New York pour d’obscures raisons. Désormais barmaid au Witch Hour et blogueuse comptant sur les clicks issus de buzz pour un peu d’argents supplémentaires, elle reste sujette à de nombreux doutes, dont un concernant sa sexualité et un autre sur sa nature de sorcière au curieux pouvoir. Elle pensait reprendre un semblant de vie ordinaire, mais c’était sans compter d’étranges meurtres qui troublent bientôt les rues de San Francisco. Malgré elle, Taylor s’immisce sur la route du serial killer et il se pourrait que Jake, son oncle, soit susceptible de jouer un rôle non négligeable.

 

Le premier tome d’Hex in the City est assez court, environs 140 pages, ce qui permet une lecture rapide et fluide, comme si nous visionnions un épisode d’une série télé d’une quarantaine de minutes. Certains seraient susceptibles d’y retrouver une certaine rythmique qui y ressemble ; il faut dire aussi que la plume de l’auteur s’y prête assez. À la fois simple, mais riche d’un vocabulaire à certains passages, elle garde un aspect très visuel et cinématographique. Nous découvrons ainsi les décors, la gestuelle des personnages, leurs expressions en les intégrant dans un petit film qui défilerait dans notre tête. Peut-être même jusqu’à imprégner les scènes imaginées avec une colorimétrie bien particulière, une saturation propre (sans doute très inspirées aussi de la couverture réalisée de A à Z tout spécialement pour cette saga.) En outre, lorsque l’on termine le premier tome, pour les plus concernés, vous pourriez même vous attendre à un petit générique de fin dans l’attente… d’un prochain épisode. Quelques séries abordent les thématiques du surnaturel (vampires, sorcellerie, paranormal…), et au niveau de l’ambiance, il y a potentiellement ce côté Lost Girl avec un zeste de True Blood (mais la ressemblance s’arrêterait là ou presque.)

 

Il est aussi fort appréciable de découvrir les rues de San Francisco, sans lourdeur, sans narration frôlant la guide touristique. Nous constatons un véritable travail de recherches permettant une meilleure immersion du lecteur dans l’intrigue et son environnement. Certaines descriptions peuvent pousser à aller vérifier par nous-mêmes, chercher des photos pour aider à la visualisation (bien sûr, si vous êtes de ceux qui parviennent à s’arrêter en pleine lecture le temps de quelques minutes !)

 

Étant donné qu’il s’agit d’un opus assez court, tout n’est pas encore révélé sur les différents backgrounds des personnages, d’autres points ne paraissant pas assez développés ; en revanche, il ne faut pas oublier que c’est une saga en plusieurs tomes, au nombre de pages assez court — il est fort probable que les questions restées sans réponses soient développées au fil des différentes intrigues qui verront le jour au fur et à mesure. Nous avons déjà un aperçu très positif dans L’Eventreur de San Francisco, assez pour titiller notre curiosité et nous accrocher, désireux de découvrir de nouvelles aventures. Peut-on parler de ce premier tome comme une mise en place ? Nous pourrions le ressentir ainsi au début du roman et heureusement ! L’univers nous est expliqué dans ses grandes lignes au travers des protagonistes comme Taylor ou Lionel et Kathy. Univers qui risque de se dévoiler, s’approfondir dans les prochains épisodes, donc. Pour l’instant, nous n’obtenons des éclaircissements que par intermittence, surtout aidés par le point de vue Lionel, personnage bien plus imprégné et impliqué dans l’univers fantastique.

 

Le fait que l’intrigue surnaturelle se mêle au polar rend le récit original et atypique, rassemblant en un même noyau plusieurs plaisirs de la littérature : des créatures de la nuit, des pouvoirs, une enquête, un détective, une série de meurtres… mais cet assassin fait-il partie du monde de Taylor ?

 

Taylor, une femme forte, blonde au look très rock, et aux lourds secrets qui nous intrigue très vite ; des indices sont disséminés parmi les pages jusqu’à la révélation qui garde encore son mystère — nous restons curieux de comprendre ce qui a pu se produire pour en arriver là. Tout comme son pouvoir (que nous tairons pour garder le plaisir de la découverte comme toujours) garde lui aussi sa part d’ombre. Nous nous situons un peu comme l’héroïne, ne sachant pas réellement sur quel pied danser concernant ce « don. » Nous nous prenons vite d’affection pour cette sorcière esseulée dans une ville qu’elle connait peu, loin de ce qu’elle a toujours connu et ayant pour seuls repères sa cousine et une amie de cette dernière, Sienna. Une femme qui bouleverse toutes ses convictions au point de durement la remettre en question. Là encore, nous préférons maintenir le silence à son sujet. (musique qui la représente très bien pour l’auteur ici

 

Jake, second personnage très présent, est l’oncle de Taylor et le père d’Andréa, la cousine qui héberge l’héroïne. Ancien policier, il s’est reconverti en tant que détective privé. Malheureusement, il n’est plus que l’ombre de lui-même après de multiples mésaventures l’ayant conduit à vivre dans un appartement miteux, aux griffes d’un propriétaire exécrable et en proie à la terrible solitude. Mais que lui est-il arrivé ? Quelle faute commise si faute il y a eu ? Quel rôle jouera-t-il dans l’aventure de Taylor ? Ce détective un peu bourru peut nous faire penser à ces héros que l’on peut retrouver dans un jeu vidéo comme Heavy Rain ou une série typée New York Unité Spéciale.

 

Nous avons ensuite le fameux Lionel, vampire pluriséculaire, que l’on suit sur de multiples scènes et qui semble lié à Jake ainsi qu’à… non, encore une fois, il faudra lire pour le savoir. Là aussi, nous restons encore dans le flou et au vu de la fin du premier tome, nous risquons d’en apprendre davantage sur lui dans les prochains opus. Quoi qu’il en soit, lui aussi attise notre intérêt et cette petite étincelle qui nous fait dire qu’il pourrait s’avancer prochainement sur le devant de la scène. (musique qui selon l’auteur le représente bien ici)

 

Le récit, d’un point de vue externe à la narration, se divise donc en trois narrations/voix en des chapitres courts qui nous tiennent en haleine tout du long de l’histoire. Aucune difficulté à passer d’un protagoniste à l’autre, tout s’emboite pour le mieux et ne risque pas de nous perdre. La fin monte en crescendo pour mieux redescendre en douceur et nous happer avec l’épilogue. Il est évident que Dorian Lake en a encore sous le coude et tient avec fermeté les rênes de son intrigue.

 

Hex in the City, l’Éventreur de San Francisco est une bonne mise en bouche, nous faisant goûter à l’univers Urban-Fantasy de Dorian Lake pour nous inviter à guetter la suite.

Si vous aimez le genre bit-lit, fantastique, le polar, une ambiance sombre en général, des protagonistes qui promettent de la complexité et des aventures sous tensions, il est fort probable que cette saga soit faite pour vous !

J’ai la chance de pouvoir enchainer avec le second tome à paraître le 28 juin… je reviens vers vous sous peu ! (Les précommandes sont par ailleurs ouvertes sur le site de la maison d’édition et sur Amazon dont je vous confie le lien !

 

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