Fantasy, Jeunesse

T.1 Cornwand – Léa et Paterson de Sylviane Blin

Je tiens tout abord à remercier l’autrice pour ce service-presse !


« Sylviane BLIN est une autrice auto éditée française, née à Paris et vivant dans les hauts de France. Passionnée de littérature et plus particulièrement de Fantasy
CORNWAND — Léa et Paterson est son premier roman.
À travers ce récit d’aventures ébouriffant, elle trace le parcours initiatique d’une jeune fille en quête d’identité et désireuse de trouver sa place dans le monde, comme tous les gens de son âge.
Alors si vous aimez les mondes féeriques peuplés de créatures étranges, de monstres et de sorciers, n’hésitez pas à venir découvrir son univers. »

Pour son premier roman jeunesse, Sylviane Blin nous élance dans une aventureuse fantasy aux côtés de Léa Kerzennec, Paterson et deux autres adolescents partageant la même destinée.

Un mystère a toujours plané autour de Léa, jeune fille de quinze ans, solitaire pour les uns, bien entourée pour d’autres. Proche de la nature avec laquelle elle occupe une grande partie de son temps, cette solitude n’est en réalité que le reflet d’une adolescente cherchant sa place dans un monde qui ne semble pas être le sien, à fuir l’incompréhension ou la suspicion de ceux qui l’entourent, hormis sa famille. Une famille pour le moins tout aussi mystérieuse que leur petite protégée. Lors de sa quinzième année, Léa sera transportée dans un monde, catapultée par des vérités plus ou moins sombres. Une chose est néanmoins certaine : Léa n’en est même pas étonnée et sa curiosité sera sa première arme pour venir à bout de cette toile tissée de secrets.

Sylviane Blin nous plonge dans un univers respectant les codes et le schéma de la fantasy : un monde manichéen, empli de fééries, de créatures fantastiques hautes en couleurs, de magie et d’un ennemi à abattre pour protéger Cornwand. Pour ce combat, il faut des héros : ici, quatre adolescents liés par un même but, convoqués par un maître Enchanteur.

Si certains peuvent comparer Cornwand à Harry Potter ou encore Tara Duncan, il faut tout de même émettre quelques réserves : bien que les bases sont en majorité communes, chaque univers trouve sa patte, son essence dans la plume qui lui donne forme, ce qui le rend unique.

Dans ce roman, nous sommes plongés dans un univers aux consonances de « bestiaire » et de multiples descriptions, explications, ce qui — nous pouvons le supposer — sert à mettre en place une petite saga de trois tomes. Une fois les fondations bien établies et assimilées, le récit va crescendo et connait une rythmique beaucoup plus intense. 

Effectivement, le début peut s’avérer un peu long pour les plus impatients des lecteurs, mais c’est un passage indispensable pour la suite et faciliter l’immersion des prochaines actions, retournements de situation. Sans compter que l’autrice met un soin particulier à décrire son univers et à le raconter, au point que la fresque peut se dessiner dans l’esprit des plus imaginatifs d’entre nous.

Un autre parti pris peut prendre de court ou laisser sous-entendre que ce roman jeunesse préfère se consacrer à l’intrigue plutôt qu’à l’introspection des personnages, à leurs diverses émotions, sentiments face à ce qui leur arrive. En outre, nous avons l’impression d’être un spectateur — ou un témoin — extérieur, se contentant de suivre les héros et « voir », non ressentir. Comme un film projeté, sans voix off. Nous assistons aux scènes en ne pouvant nous fier qu’aux dialogues, à leurs intonations, gestuelles à interpréter et expressions de leurs faciès. Cette distance forcée, imposée, prend toutefois tout son sens… mais autant vous laisser le découvrir par vous-mêmes. Même l’élocution des protagonistes qui peut nous laisser dubitatifs au vu de leur langage très soutenu pour leur âge y trouve son explication. Pour les moins compréhensifs, qui ont besoin de connaitre le background de chaque héron, adeptes des personnages qui ne sont pas « lisses », soyez patients et ouverts d’esprit.


Si ce livre aurait peut-être pu mériter quelques pages supplémentaires, il n’en reste pas moins dense et riche, ne serait-ce par l’univers féerique qui y est décrit et qui demande de s’accrocher pour en savourer toutes les nuances. Le tout soutenu par la plume de Sylviane Blin qui n’hésite pas à mettre son vocabulaire au service de son monde mi-médiéval, mi-fantasy.

Ce premier livre est un bon début, accessible à la jeunesse aimant la lecture et ces univers-là. Beaucoup d’interrogations restent en suspens qui trouveront sans doute leurs réponses dans de prochains opus ?

 

Venez découvrir l’interview de l’autrice Sur les Ailes d’un Livre

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