Fantastique, Romance

T.1 Blue Belle et les larmes empoisonnées d’Océane Ghanem

Je remercie les éditions Plumes du Web pour ce service-presse et leur confiance !



« Océane Ghanem vit dans le nord de la France, à proximité des frontières belge et luxembourgeoise. Passionnée de lecture et d’écriture depuis son plus jeune âge, elle aime raconter des histoires d’amour incroyables, où la passion est synonyme de sacrifices et de rédemption. Ses personnages évoluent dans un monde impitoyable en perpétuelle évolution. Blue Belle est son premier livre. Il met en scène des anges, des démons et des nephilims en quête de l’éveil de puissances supérieures. »

Biographie disponible sur le site de Plumes du Web

Vous pouvez retrouver l’interview de l’autrice ici !

Et son profil Wattpad et ses récits en ligne ici !



Résumé

Blue belle est une nephilim au passé trouble dont les différences physiologiques la marginalisent depuis l’enfance. Lysander, Prince des Cieux, est un ange guerrier au tempérament rigide et conservateur qui exècre les nephilims.

Ils n’auraient jamais dû se rencontrer.

Mais le destin s’en mêle et les pousse l’un contre l’autre. Entre eux une irrésistible alchimie éveille en Blue des pouvoirs quelle désespéraient de posséder et fait voler en éclats toutes les certitudes sur lesquels Lysander a bâti son existence. Jusqu’à ce que la mort les rattrape.

Ils auront un prix terrible à payer.

Car le jour du jugement dernier est arrivé.



Blue Belle et les larmes empoisonnées est le premier opus d’une trilogie, sorti le 25 septembre 2017. Le T.3 est d’ailleurs prévu pour le 5 mars 2019, toujours chez les éditions Plumes du Web.

Blue Belle est un récit fantastique traitant des thématiques des anges, nephilims, démons et autres créatures nocturnes, sur fond de complots, d’intrigues à plusieurs niveaux et d’apocalypse imminente. Si, en soi, les objectifs de l’intrigue ont l’air « classiques » dans ce genre, le roman réussit à se démarquer par la manière dont sont traités les sujets, les personnages et leurs relations.

Les larmes empoisonnées est un roman de presque cinq-cents pages, qui prend un petit temps pour se mettre en place et présenter les premiers protagonistes, dont les héros : Blue et Lysander. Une fois le premier « arc » passé, les actions sont plus nombreuses et s’enchainent, nous plongeant dans un rythme haletant où chaque page peut nous faire redouter le pire. En un seul opus, nous avons un condensé dynamique de romance, humour, danger, combat, introspections et sensualité.

L’univers se base sur les anges et leur hiérarchie, un folklore revisité suffisamment riche pour que l’on y croie au point de nous laisser emporter aux côtés de Blue. Tout n’est pas expliqué d’un seul coup : les informations sont données au fur et à mesure, nous permettant d’aller en surprise en surprise ou d’étoffer un peu plus l’univers. Même si Blue ou encore Lysander sont très familiers de ce « monde », au vu de leurs identités et conditions, chacun apprend sur l’autre et, donc, le peuple qui n’est pas le sien. Le tout se complète de mythes ou de prophéties qui titillent l’intérêt ainsi que la curiosité, nous poussant à nous interroger sur leurs véracités, morales ou double-sens.

La narration est d’un point de vue externe au récit, nous emmenant parfois d’un personnage à un autre pour que nous puissions comprendre ce qui se trame dans l’ombre ou en parallèle d’une action, découvrir de nouvelles introspections ou, tout simplement, l’interprétation d’un autre protagoniste.

Les personnages sont très travaillés et pour ceux qui suivent la Marmite depuis un moment savent à quel point il est important pour elle que la psychologie tienne la route tout du long de l’histoire. Ici, c’est le cas, incluant de plus une évolution pour tous, même une partie des intervenants secondaires. En plus de leurs caractères et mimiques, les héros ont chacun un passif développé, expliquant pourquoi ils en sont là aujourd’hui et les séquelles qu’ils gardent, impactant leur relationnel, mais aussi leurs réactions face aux préjugés, quiproquos ou remarques franches, cependant blessantes.

Blue, l’héroïne principale qui donne entre autres son nom au titre de la saga, est une nephilim rejetée par ses pairs. Dépourvue d’ailes, différente des autres par son apparence et ce qui la tourmente depuis très jeune, elle a eu à subir le mépris de ses congénères, les railleries et l’incompréhension. Blessure douloureuse qui la suit encore, après qu’elle ait eu à faire ses preuves pour se hisser sur un même pied d’égalité — est-ce une réussite ? Son tempérament est nuancé. D’une grande douceur, elle se révèle en véritable louve dès que les circonstances l’imposent. C’est une battante, une guerrière. Si elle dégage de la douceur, son caractère est aussi affuté qu’une lame et elle est loin de se laisser faire par quiconque, ayant toujours une punchline bien sentie, même au bord du précipice. Elle est attachante, ses défauts et son background la rendant humaine à nos yeux. Elle a néanmoins encore beaucoup à apprendre.

Lysander est un Prince des Cieux, celui le plus à même de monter sur le trône d’Amethyste à la place de son oncle, devenant ainsi : un roi. Lui aussi particulier (mais nous n’en dirons pas plus), il se démarque par ses capacités combattives, des particularités physiques et, il faut le dire, son sale caractère. Vouant une haine indicible envers les nephilims, sa rencontre avec Blue est volcanique. Au premier abord imbu de lui-même, arrogant, il se pourrait que ce protagoniste devienne malgré tout appréciable au fil de votre lecture — vous comprendrez pourquoi.

Il est très agréable de voir Blue et Lysander évoluer sous nos yeux, leurs dialogues très souvent piquants, leurs confrontations souvent déclenchées par leurs visions, éducations et mœurs, morales différentes. C’est un duo-choc, très attachant !

Autour de ces deux héros, nous avons donc évoqué des personnages secondaires très nombreux, comme Red et Black, par exemple. Qu’ils soient de l’entourage de Lysander ou de Blue, des ennemis plus ou moins jurés, ils apportent une étincelle supplémentaire au récit, certains même susceptibles de se rapprocher de Blue en termes d’importance et intérêt. Nous pensons en outre à Red, jeune femme explosive, au passé aussi trouble et douloureux que Blue Belle. Là encore, nous ne développerons pas plus.

L’écriture est très fluide, s’adaptant aux scènes d’actions à celles plus calmes, à l’humour à l’injure. Très efficace, elle ne nous perd pas une seule seconde et nous immerge tête la première dans l’univers de Blue Belle. Sa qualité descriptive guide notre imagination et nous aide à visualiser au mieux tout ce qui nous est raconté. Il faut toutefois s’attendre à une grande dureté lors de certains passages. Il se pourrait qu’en fonction de votre sensibilité, vous serriez les dents, grimaciez ou décidiez de lire beaucoup plus vite. C’est un contraste assez intéressant : dans un monde « tout beau, tout propre » que l’on peut imaginer dès que l’on évoque les anges et le « paradis », la violence et le sang entachent ce tableau idéal. À côté de cela, nous avons aussi une sensualité qui émerge, capable d’échauffer les sangs et les joues.

Le récit est très dense et riche, aussi certains pourraient ressentir quelques longueurs. Pourtant, ceux qui sont complètement immergés dans l’histoire n’y prendront pas garde et apprécieront même de ne pas terminer trop vite.

Vous l’aurez compris, Blue Belle et les larmes empoisonnées est un premier roman haletant, fort d’un cocktail d’émotions et d’évènements dynamiques, ne laissant que peu de répit et introduisant avec panache cette saga haute en couleur.



Ce roman est le premier coup de cœur 2019 de la Marmite !

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