Fantasy, Jeunesse

T.1 Athnuachan – L’Académie de Cyrielle Bandura – SAGA

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour ce service-presse ainsi que leur confiance !


« Après avoir longtemps exercé sa plume sur des forums de jeux de rôle textuels, Cyrielle a décidé de prolonger l’aventure avec l’écriture en solo. Elle reste néanmoins fidèle à ses genres de prédilection : la fantasy et l’urban-fantasy, mais surtout à ses héroïnes imparfaites et au fort caractère, qui l’emmènent dans des péripéties riches en émotions. »

Biographie disponible sur le site de Noir d’Absinthe

Vous pouvez retrouver le site de Cyrielle Bandura ainsi que des anecdotes très sympathiques sur la création, l’écriture et le parcours de son tout premier roman ici.

D’abord disponible en autoédition, le premier tome d’Athnuachan se refait une beauté dans la liqueur des éditions Noir d’Absinthe, dans une collection « jeunesse » : Chrysalis, dirigée par Maud Elyther. Une œuvre qui en inaugure l’ouverture sous les auspices de la Fantasy quoiqu’un peu particulière. Les illustrations ont été réalisées par Tiphs et Sarah D. Fortier.

Le roman sort le 14 décembre en numérique et broché !


 

 

« Presque mille ans après l’éveil des Dragons et la fin du monde des hommes, Sélène est choisie pour devenir une Guerrière, une protectrice de Mór-roinn, dernier rempart face aux horreurs qui menacent l’humanité.

Pourquoi l’a-t-on choisie, elle qui rêvait d’une vie libre et sans contraintes ? Quel terrible secret lui cache-t-on depuis sa naissance ? Et surtout, quel but poursuivent vraiment ces créatures honnies, aussi majestueuses que dangereuses ?

Les réponses risquent bien d’ébranler sa conception du monde… »

Résumé de la quatrième de couverture

 

Athnuachan prend place dans un univers fantasy mi-post apocalyptique. Un mélange des genres qui offre un monde complexe, avec son background riche et réfléchi, où la nature semble avoir repris ses droits et où les femmes ont pris le pouvoir, attisant la crainte et le respect des hommes. Des femmes vouées à protéger l’humanité des créatures hostiles, dont les plus célèbres et dangereux : les Dragons.

Sélène entre dans la danse dès son plus jeune âge, arrachée à sa mère pour suivre l’enseignement de ces Protectrices, ces Guerrières qui consacrent leur vie à protéger des individus qui les méprisent — l’héroïne en fait partie et l’on s’interroge : parviendra-t-elle à s’adapter et à accepter sa nouvelle existence faite de cours et de pratiques physiques pour une menace si rare ?

Nous suivons son évolution sur de nombreuses années, intégrant au fur et à mesure sa maturité et les obstacles ainsi que ses rencontres qui la font grandir et se remettre en question. Mais Sélène n’est pas comme les autres ; Sélène a quelque chose en plus qui la tient à l’écart de ses nouvelles camarades, faute de leur compréhension, de sa compréhension. Noyée sous les secrets d’autrui qu’il se refuse à lui révéler, l’héroïne doit sortir son épingle du jeu pour obtenir ses réponses, malgré les embûches et les conflits.

Le récit est long, prenant le temps de poser ses bases. La lecture peut s’avérer parfois dense, mais nécessaire afin que le lecteur assimile tous les tenants et les aboutissants de l’Histoire de ce monde qui nous est inconnu. Plus encore, cette densité appuie sur les introspections de sélènes indispensables pour assimiler cette évolution et toutes ses réactions.

Son personnage doté d’un si fort caractère a besoin de trouver ses explications dans ses gymnastiques de l’esprit. Bien que l’on ne puisse pas toujours — de prime abord —, être en accord avec ses prises de décisions, ces sauts d’humeur ou ses répliques souvent acerbes, l’autrice a construit en amont tout le cheminement qui y amène Sélène et, donc, notre cautionnement. Sélène n’est pas parfaite et c’est ce qui constitue tout son charme : cabossée, nuancée, il lui arrive de faire des erreurs ou de se montrer très têtue. « Mais c’est en faisant des erreurs que l’on apprend ». Pas de Mary Sue, donc, ou d’héroïne que l’on dit « badass » à qui tout réussit du premier coup au point qu’il n’y ait que peu, voire pas du tout, d’intérêt à suivre tout son apprentissage. Une fillette, adolescente, puis jeune femme qui fournit de nombreux efforts pour s’améliorer, dompter ses pouvoirs de Guerrière et aiguiser ses talents au combat physique. Un protagoniste quelque peu complexe en lequel hommes comme femmes pourront s’identifier pour peu qu’ils passent par les mêmes phases qu’elle : grandir, mûrir, prendre ses responsabilités et affronter ses peurs, mais, surtout, la vérité.

D’autres personnages gravitent autour de Sélène, créant une toile relationnelle ayant une grande importance tant dans son apprentissage que dans son évolution en tant que femme et individu. Amour, amitié, famille, inimitiés, déceptions et figures d’autorité… Cara, Nola, Maitilde, Mère-grand, Aoife, la liste est un peu longue, mais pas d’inquiétude. Les noms se mémorisent très bien et l’on parvient à enregistrer l’identité de chacun grâce aux explications de Sélène/l’autrice. Tous auront un rôle à jouer plus ou moins important en fonction de leurs interventions et de qui ils sont. Des rencontres que nous faisons à travers le regard de Sélène : nous sommes témoins de tout changement d’opinions, de la tendresse qui s’intensifie ou de la colère qui monte.

Le fait que la narration se déroule au passé (et d’un point de vue interne au récit) permet une certaine liberté quant à l’écriture qui ne quitte pas un seul instant les pensées de Sélène. Aussi, si l’on ne se fie pas aux notes temporelles — grave erreur ! — l’on peut se sentir perdus, étant donné que l’histoire est contée avec une maturité qui, par exemple, ne collerait pas avec une fillette de huit ans. En outre, nous pouvons adopter l’idée que c’est une histoire racontée bien plus tard, avec du recul et un œil avisé.

La plume emprunte à la fantasy comme à un roman contemporain : souple, fluide, riche quand utile, poétique parfois… Tout à fait accessible et à l’écoute du personnage qu’est Sélène. Les twists sont présents, bien que certains soient devinés avec une certaine facilité pour peu que l’on soit très attentif à chaque détail. Les scènes d’action cadencent le récit : soigné, rythmé, haletant… elles contrebalancent les passages plus posés où les questions sont posées, les introspections entamées et les émotions écossées.

Par ailleurs, si vous suivez nos chroniques depuis un petit moment, vous commencez à deviner ce que laisse sous-entendre un roman édité chez Noir d’Absinthe : le manichéisme, c’est vilain ! Pas de Bien ou de Mal malgré quelques doutes au cours de la lecture qui s’évaporent finalement.

Cyrielle Bandura aborde des thématiques ou un schéma que l’on peut définir de « classique », mais sa grande force pour se démarquer, c’est sa capacité à créer un monde unique pourvu de ses propres croyances, bestiaires (illustrés qui plus est, bravo l’artiste !), mythes, légendes, folklore et traditions, tout cela formant un écrin dans lequel son héroïne imparfaite s’ébat dans les prémices de sa grande aventure. Nous pensons que c’est l’une des grandes forces des bonnes fantasy : cette capacité à maintenir certains codes ou trames, mais pouvoir en sortir l’innovation par sa simple plume ainsi que son imagination.

Une fin qui ne donne qu’une envie : se procurer la suite.

Vous l’aurez compris, à notre sens, c’est une saga très prometteuse qui ne laisse pas de place à l’incohérence ou aux faiblesses que l’on retrouve parfois dans les premiers romans d’auteurs en devenir.

Grand plus : à la fin de l’ouvrage, vous pourrez retrouver un index complet des noms et de leurs significations (aucun n’est laissé au hasard), couplé d’une petite description : attention toutefois à ne pas vous précipiter avant la lecture au risque de petits spoils malencontreux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.