Fantastique

T.1 ALI – l’Ordre des Enchanteurs de Shealynn Royan

Je remercie l’autrice pour ce service-presse et pour sa confiance !


Shealynn Royan (ou Shea) a trente-cinq ans, un mari, deux chats et est une artiste dans l’âme. Elle écrit de la romance dans des univers plutôt variés (de la comédie feelgood contemporaine au fantastique, fantasy, par exemple.) Que les personnages principaux soient des humains ou des créatures imaginaires, elle aime lorsque « la magie et le rêve s’en mêlent. »

Très vite tombée dans la lecture à l’âge de huit ans, elle a tout naturellement décidé de tenter sa chance en écrivant à son tour. Si elle parvient à faire rêver quelques lecteurs, elle s’estime comblée.

Nous vous invitons très vivement à visiter le site de l’autrice : http://www.shealynnroyan.com/ qui est très complet : vous y trouverez des ateliers, des forfaits si vous êtes auteurs en quête de visuels/couvertures, ses romans, les carnets dont elle fait le design (carnet de lecture, d’écriture, manuscrit), des tutoriels… vous l’aurez compris, une petite caverne d’Ali Baba dans l’univers de Shealynn Royan.

Cette fois-ci, l’autrice nous propose une bit-lit avec pour héroïne principale : Ali (ssandre), un vampire, dans un univers contemporain où les êtres surnaturels cohabitent avec les humains dans l’ombre absolue. Forcée de s’être adaptée à sa condition de buveur de sang, Ali ne l’accepte pas pour autant. Les siècles lui ont appris à se fondre dans la masse. Alors qu’elle est en Bretagne, la (jeune ?) vampire s’attache à Dan, une humaine atypique, au fort caractère qui a su dompter la nature solitaire d’Ali. Cette dernière imagine enfin une pause plus longue dans ce coin plus reculé de la France, auprès de son amie. Une année ne lui suffit pas. Pourtant, lorsqu’un étrange jeune homme débarque dans son université, Ali comprend que le destin lui joue des tours et risque de bouleverser tous ses plans. Voire, de lui coûter la vie.

Nous avons ici un schéma dit « classique » de la bit-lit. Le petit coup de fraicheur serait peut-être que le vampire soit une femme au fort caractère, à la langue acérée sans pour autant nous agacer à la longue.

Ali est un protagoniste très attachant dont le background est distillé petit à petit pour nous permettre de la comprendre et de nous attendrir. Très belle, bien sûr, elle n’en reste pas moins modeste et l’autrice veille à ne pas s’étaler sur cette particularité physique. Elle passe surtout par le biais des chamailleries entre Dan et Ali. Un bon point, donc, qui est de ne pas faire cinq pages ou des discours grandiloquents pour expliquer à quel point Ali regorge de sex appeal ou si belle que les hommes se retournent sur elle. Nous partons sur un autre principe, celui de la nature profonde du personnage, ses envies, ses désirs, ses objectifs et ses regrets/remords. C’est agréable pour nous de pouvoir nous focaliser sur son identité plutôt que sur son paraître. Aussi, le caractère y est pour beaucoup dans ce premier tome. Sombre, un brin cynique, mais d’un altruisme qui s’ignore, il est très agréable pour nous de la suivre dans son aventure. Il est fort probable qu’elle vous agace qu’en de rares occasions ou le schéma narratif l’obligeant. Personnage fort, charismatique, mais non moins agréable, Ali est une héroïne qu’un grand nombre est susceptible d’apprécier.

Dan est l’amie qui revient souvent dans les romans. Ici, elle aurait presque un petit air de « la meilleure amie Chicklit/Newromance » sans pour autant plonger dans la caricature. Elle aussi a un très fort caractère, difficile de contrebalancer l’équilibre qu’elle forme avec Ali. Elle n’en reste pas moins elle aussi très amusante, sympathique et nous pouvons être plutôt satisfaits de la voir interagir autour de l’héroïne. Elle apporte un certain pep’s, de la fraicheur, malgré son allure de gothique funky. L’autrice a su lui octroyer une place importante dans son intrigue sans que cela tombe comme un cheveu sur la soupe ; Dan n’est pas une laissée pour compte, présente pour décanter des situations par facilité ou pour « offrir » à l’héroïne une amie vite oubliée.

Le fameux inconnu, sur lequel nous nous attarderons peu par souci de trop en dévoiler, débarque dans leur vie et est cet équilibre qui manquait aux deux femmes. On peut apprécier cette ingéniosité subtile dans la trame et cette toile relationnelle. C’est amené presque timidement, mais pour les plus attentifs, on comprend la place qu’il prend alors. X est un protagoniste difficile de ne pas aimer ; s’il peut inspirer la neutralité, on peut tout aussi bien l’adorer. Nous pouvons ressentir quelques appréhensions au vu de certaines tournures du récit, mais là encore, l’autrice risque de ne pas vous décevoir en prenant des virages alambiqués nous laissant dubitatifs ou en colère.

D’autres protagonistes, secondaires, gravitent autour du noyau central qu’est le trio Ali/Dan/X. Eux aussi ont tous leur importance et participent à la rythmique et au fond de l’intrigue. Chacun a sa particularité, son rôle… étant donné qu’il est question du premier tome, sans doute en saurons-nous un peu plus avec les prochains opus. Si le background d’Ali est plutôt bien amené, il reste encore de multiples questions attendant leurs réponses. Une matière peut-être gardée sous le coude par Shea.

Il est vrai que la « quête » en elle-même n’est pas grandiloquente ni atypique au vu de l’importante profusion des romans bit-lit. En revanche, ses protagonistes sont uniques ainsi que la plume de l’autrice qui reste bien à elle. Tout se suit, s’emboite bien. La lecture est on ne peut plus fluide. Quelques-uns mettront sans doute un peu plus de temps que d’autres pour entrer dans l’histoire, mais passé un certain arc, nous pensons que le tout va se dégoupiller au point qu’il sera compliqué de lâcher le livre pour vaquer à d’autres occupations ne pouvant plus attendre que vous ayez terminé le chapitre.

Il y a très, très peu de temps morts. Les scènes successives ont toutes leur utilité ou un impact pour la suite.

Un autre point sympathique est que nous ne tournons pas en rond indéfiniment jusqu’au final. Il peut y avoir quelques phases qui permettent la mise en place du prochain arc où c’est moins dynamique — ce n’est pas pour autant qu’elles cassent le rythme général. Surtout, nous ne sommes pas cloitrés dans cet éternel combat intérieur, tourmenté par ce besoin de garder des secrets, de « je t’aime, moi non plus », « fuis-moi, je te suis »… et cela fait du bien. On ne tapote pas du pied en soupirant de lassitude ou de frustration, désireux de sauter des pages pour passer à l’étape suivante de l’intrigue.

On peut avoir quelques doutes au fil de la lecture quant au développement des prochains tomes, dans le sens où le premier est si complet quant à la toile relationnelle et à l’histoire que nous nous demandons ce qui sera raconté plus tard. Néanmoins, on comprend que l’autrice va très certainement basculer sur des récits tournés vers d’autres personnages rencontrés au cours de l’histoire et l’on peut considérer que c’est une très bonne idée pour continuer à travailler son univers, faire évoluer tous ces protagonistes et, surtout, ne pas tomber dans des trames tirées par les cheveux ou encore vues et revues au début de la saga. A voir si cela se confirme !

Nous pouvons saluer aussi le message transmis par l’autrice à travers ses lignes, en utilisant l’univers fantastique comme support. Nous vous laissons le découvrir et l’interpréter.

Ali – l’Ordre des Enchanteurs est un très bon premier tome qui plaira sans aucun doute aux adeptes du genre bit-lit : action, romance, humour, amitié, quête de soi, rythme soutenu et de l’intensité… Plus de trois cents pages d’une lecture… oui, que l’on peut considérer comme addictive une fois plongé dans l’univers de Shealynn Royan.

N’hésitez pas.

[Vous pouvez découvrir la playlist de l’autrice sur Youtube : ici]

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