Jeunesse

T.1 Albertine : un cœur de pirate de Myric Drane

Je remercie l’auteur pour ce service-presse et pour sa confiance !



« Myric Drane est né à Tours en 1978. Il a passé toute son enfance dans la ville de Loches, à l’orée de la forêt et des châteaux de la Loire. Ses principales activités d’enfant consistaient à inventer de nouveaux jeux, construire des cabanes dans les bois, et surtout créer des histoires rocambolesques. Selon lui, l’imaginaire est la plus universelle des richesses. Myric est père de 5 enfants, et transmet chaque soir sa passion des histoires à ses progénitures, lors d’une lecture qui mène au pays des rêves. »

Auteur de plusieurs livres pour enfants, Albertine est son premier roman s’adressant à un public plus mature, à paraître le 3 avril 2019 aux éditions La Ronde des Vivetières.



Résumé

Seul Nick, capitaine du Las Gemelas, connaît le lourd secret du jeune Albert. Sous ses traits d’apprenti matelot instruit et formé au maniement des armes, se cache en réalité la fille du légendaire pirate Oscar Cobalt, disparu dans les Caraïbes dix ans plus tôt.

De son vrai nom Albertine, la jeune flibustière voit son destin basculer le jour de ses 18 ans, lorsqu’elle reçoit une mystérieuse lettre signée de son père.

Intuitive et aventurière, Albertine enrôle l’équipage du galion sur la piste de ses origines. Mais très vite, sa quête d’identité est tourmentée par une plus grande révélation : l’amour.



La piraterie, un fantasme dès l’enfance : celui de braver les flots, coiffé d’un tricorne, le sabre à la ceinture, tout en hurlant : « Souquez les artimuses ! » — même si ça ne veut rien dire —, ou encore « A l’abordage ! ». Partir à l’aventure en quête d’un mystérieux trésor, devenir le héros d’un récit de Robert Louis Stevenson…

Les pirates n’ont eu de cesse de nourrir l’imaginaire, dès l’enfance, où garçon et fille se déguisent. Un essor plus important a été constaté lorsque Pirates des Caraïbes, porté par Johnny Depp, Keira Knightley et Orlando Bloom, a pulvérisé les box-offices — enfin, presque.

Albertine nous plonge dans une telle épopée, avec une femme pour héroïne, en digne Anne Bonny (Comarc).

Albert-ine a grandi sur le galion Las Gemelas, le fantôme de son père célèbre planant au-dessus de sa tête et agrémentant ses aspirations. Élevée par Nick, le meilleur ami du précédent capitaine, la jeune fille a reçu tous les enseignements et instructions pour devenir la digne héritière de son père. La flibustière excelle dans ses tâches et est appréciée de tous, de par son ascendance, le fait qu’elle ait grandi parmi l’équipage, et son fichu caractère. Évidemment, élevée à la dure, obligée de dissimuler qu’elle est une femme sur un navire où la superstition est coriace, dans l’esprit de la piraterie et du code, Albert-ine est un garçon manqué à la langue bien pendue. Garde à vos bottes, une glaire est vite arrivée si elle est contrariée.

À l’aube de ses dix-huit ans, le passé ressurgit avec ses nombreux secrets ; à cela, s’ajoute l’arrivée d’un étrange El Amirante, Felipe, qui profite du Las Gemelas pour transporter de curieuses marchandises.

Pour Albert-ine, la transition qui la mène d’enfant à adulte ne sera pas de tout repos, loin de là. Entre révélations, dangers, de fortes émotions et sa quête d’identité, le chemin est long et semé d’embûches.

Nous ne pouvons qu’admirer le travail de Myric Drane pour avoir recréé l’univers de la piraterie sans en faire des tonnes. Nous pensons que l’auteur a tenté de se rapprocher au plus près de la véritable existence des pirates dans les Caraïbes, le mode de fonctionnement, la hiérarchie, la capitainerie, etc. Plus encore, nous avons l’impression de nous retrouver nous aussi sur le galion : les détails et les manœuvres sont décrits sans en devenir lourds. Cependant, les néophytes devront probablement faire quelques arrêts si un terme leur est inconnu, pour maintenir l’immersion.

Mais l’histoire ne se déroule pas uniquement sur le navire, accordant au récit un nouveau rythme et de nouveaux twists. Nous partons en exploration, arpentons une jungle inhospitalière, rencontrant aussi des autochtones… Serait-ce la nouvelle île au trésor ? Bien entendu, la Marmite gardera le silence.

Si l’action est présente et nous souffle une puissante adrénaline, ce sont surtout les secrets qui nous motivent à faire défiler les pages, impatients que nous sommes d’obtenir le fin mot de l’histoire. La vie d’Albert-ine est une succession de non-dits, de mystères et de refus de révéler ce qui est ou a été. Une frustration éclate en nous comme chez l’héroïne quand nous nous retrouvons confrontés à un mur qui refuse de céder.

Plus encore, les émotions d’Albert-ine. Difficile de ne pas éprouver de la compassion pour cette jeune fille devenue femme qui se heurte à tout ce qu’elle n’a jamais connu, comme l’amour, le désir. Mais c’est aussi un combat constant entre ce qu’elle doit laisser paraître — Albert — et ce qu’elle est au fond d’elle-même — Albertine. Est-elle plus l’un ou l’autre ? Ou l’unification des deux ? Est-ce aussi simple ? Se tenir à la barre d’un galion tel que le Las Gemelas n’impose-t-il pas de faire un choix crucial ?

Les doutes, les trahisons, les stratégies terribles, et les décès ponctuent le récit. Peu ou pas de répit, le lecteur guette le moindre nom dans l’appréhension d’un nouveau coup bas.

De nombreux protagonistes arpentent la vie d’Albert-ine — si l’on compte les cinquante marins à bord du galion —, mais aussi ceux issus de nouvelles rencontres qui impacteront définitivement l’existence de l’héroïne. Même si le père d’Albert-ine est un fantôme derrière lequel elle court, il est si mystifié, omniprésent qu’il en deviendrait un personnage concret. Felipe est sur le devant de la scène, un peu plus en avant que Julius, l’ami d’enfance de la jeune femme, Nick, et même les marins les plus retors qui nous débectent.

L’histoire est divisée en trois parties. Ces dernières donnent l’impression de sceller une nouvelle avancée dans l’évolution d’Albert-ine. Chacune a son lot de montagnes russes et la dernière apporte autant de questions que de réponses. Une bonne préparation pour le second tome qui laisse sous-entendre de nouvelles péripéties et d’autres voiles à lever sur les secrets qui stagnent.

La plume s’adapte très bien à l’époque, au langage, et à un public jeune autant qu’adulte. Si certaines scènes sont plus dures, rien n’est à censurer. La lecture est fluide, et il faut apprécier un rythme rapide et constant. Peu de longueurs, tout s’enchaine et pour peu que vous soyez des lecteurs aguerris, le roman peut se terminer en quelques heures. Le point de vue est externe au récit, ce qui nous permet de voguer d’un personnage à un autre, sans pour autant nous détacher complètement d’Albert-ine – sauf exception, mais vous le découvrirez par vous-mêmes.

Albertine : un cœur de pirate est un agréable roman jeunesse qui regroupe de nombreux ingrédients efficaces pour plaire au plus grand nombre. Il ne reste plus qu’à vous laisser tenter ou à l’offrir à un jeune membre de votre entourage, qui s’essaie à la lecture ou en est déjà féru !

Morbleu ! On s’réveille !

Parez à mouiller !

« Il y a certainement plus de richesse en un seul livre que dans tout le butin rapporté par les pirates de l’Île au Trésor. »

Walt Disney

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