Fantastique, Historique, Jeunesse

Réécrire l’Histoire de Maya Lee

Je remercie avant-tout Maya Lee pour ce service-presse !

 

Maya Lee est née au Canada. En grandissant, elle a développé une curiosité et un goût pour les voyages et l’aventure, la menant aux quatre coins du monde. Polyglotte aguerri, il n’en reste pas moins que la langue de son cœur est le français. C’est pourquoi elle nous offre ce premier roman, Réécrire l’Histoire, qui ne sera certes pas le dernier.

Voici le blog de l’autrice où vous pourrez y retrouver un petit trailer de son histoire : ici.

            Léa Courteau aime l’école. Elle aime la théorie, les mathématiques, les sciences autant que la littérature. D’un naturel cartésien, tout trouve son explication pour elle. Mais s’il y a bien une chose qui l’insupporte, ce sont ses cours d’histoire ; son professeur antipathique ne l’aide pas beaucoup à revoir son jugement. Déjà esseulée dans une vie qu’elle n’apprécie que peu, avec une mère immature et un frère cadet ayant des soucis de santé, Léa essaie malgré tout de relativiser. Jusqu’au jour où un éclair la frappe de plein fouet et la transporte en une tout autre époque. Commence pour la jeune fille un voyage sur la ligne du temps qu’elle n’oubliera jamais, qui lui fera rencontrer les plus grandes figures de l’Histoire à l’heure de leur plus grande gloire (ou presque.)

 

Léa est une héroïne au grand cynisme, tête brûlée qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense, qu’importe les conséquences. Le fait de se retrouver dans le passé va exacerber cette fâcheuse tendance à se montrer franche et impétueuse. Mais c’est ce qui la confrontera au mieux à la condition féminine d’autrefois, aux mœurs qui ont bien évolué et à ses propres fêlures. La jeune fille est une battante et tente de comprendre ce qui lui arrive et par quel moyen elle pourra rentrer chez elle ; elle ne craint pas de prendre des risques. Ce caractère peut soit plaire aux lecteurs, soit l’agacer. Il ne faut pas s’attendre à un protagoniste qui pleure toutes les cinq minutes, se laisse abattre ou perd de sa hargne. Puisque c’est ce qu’elle est : hargneuse. Ses traits pourraient être considérés comme nécessaires pour apporter une certaine dynamique à l’intrigue ainsi qu’aux aventures.

            Des aventures qui l’amèneront à croiser la route de grands noms (que nous ne citerons pas ici pour garder la surprise.) Attendez-vous néanmoins à traverser l’Égypte Antique, l’Assyrie, Rome, l’Angleterre ou même la France et à engranger des connaissances que vous seriez susceptibles de ne pas savoir si vous n’êtes pas vous-mêmes férus d’Histoire.

Pour ceux qui le sont, il est plutôt amusant de se repérer sur cette ligne du temps et rassembler les morceaux du puzzle pour deviner ce que Léa va vivre ou découvrir. Pour les plus attentifs, il est possible de percuter très vite, mais s’enthousiasmer de quelques nouvelles anecdotes que nous ignorions jusqu’alors.

 

 

  Si Léa rencontre les glorieuses figures du passé, elle croise aussi la route de personnages secondaires qui lui permettront d’y voir plus clair, de se remettre en question ou de s’affirmer. C’est un perpétuel apprentissage pour le personnage comme pour le lecteur qui en apprend continuellement sur l’Autrefois.

Que ce soit un général, une esclave, une princesse déchue ou une simple paysanne, l’Humain sur la ligne du temps aide Léa dans son aventure — cette malédiction selon elle. Est-ce qu’elle parviendra à le voir autrement ?

Entre doutes, rage, incompréhension, courage, voire des combats, le rythme est plutôt rapide avec quelques accalmies pour se poser et lire les explications sur les différentes époques. Nous avons le droit à ces « cours » par le biais des dialogues, des souvenirs de Léa ou à la narration tout simplement au gré des découvertes de la jeune fille.

Par ailleurs, Léa brise le troisième mur en s’adressant directement à nous, comme si elle nous racontait ses aventures autour d’un petit apéritif ou d’un bon feu de cheminée. Le lecteur est souvent pris à parti et fait face aux questionnements de l’héroïne, à ses traits d’humour ou de cynisme. « Qu’auriez-vous fait à ma place ? » « C’est vrai, quoi ! N’allez pas me dire que… » « Je sais ce que vous vous dites… » par exemple. Il faut apprécier ce lien entre la protagoniste et soi-même.

 

 

Concernant l’écriture, le temps choisi est le passé et il faut s’attendre à buter parfois sur du subjonctif imparfait. Malheureusement, il peut parfois apporter quelques lourdeurs à la narration ; elle perd de sa fluidité et de son « naturel. » De même, Léa a dix-huit ans, mais est dotée d’un verbe très soutenu qui peut prendre au dépourvu. Il faut accepter ce parti pris dès le départ afin de ne plus bloquer sur certaines de ses répliques qui peuvent gêner à la crédibilité du personnage. Ne soyez pas non plus étonnés par la ponctuation qui ne correspond pas à la norme française ; c’est normal. L’autrice est canadienne. Vous pourrez aussi retrouvés, quoi que discrets, quelques expressions québécoises (si nous ne nous trompons pas.)

Réécrire l’Histoire est un roman qui peut tout à fait s’adresser à un lectorat « jeune adulte », qu’il apprécie l’histoire ou non ; si ce n’est pas le cas, quoi de mieux alors pour s’identifier à Léa ? Si c’est le cas, quoi de mieux pour apprécier l’intrigue ?

Attendez-vous à quelques twists des plus surprenants… ! Tout comme à une belle histoire d’amour (chut, nous ne dirons rien de plus.)

            Enfilez vos bottes et votre chapeau d’archéologue ; et si on commençait par un petit voyage en Égypte Antique ? Gare aux crocodiles.

 

 

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