Thriller

Les roses du marais de Luca Thathieazym

Je remercie l’auteur pour ce service-presse et pour sa confiance.



« Auteur au nom imprononçable, originaire du Sud de la France et vivant actuellement près de La Rochelle, Luca Tahtieazym est l’auteur de neuf romans parus à ce jour. Jonglant avec les genres et les styles, inspiré par Steinbeck, Ellroy, Dard ou Stephen King, il apporte un soin particulier aux intrigues de ses livres, s’efforçant de proposer des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants.

Tahtieazym a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS.

Joignable sur facebook, Twitter, Instagram ou à l’adresse électronique suivante : luca.tahtieazym.back@gmail.com
N’hésitez pas à correspondre avec lui, il se fera un plaisir d’échanger avec vous sur vos impressions et retours de lecture. »

Biographie disponible sur Amazon

La Marmite a eu déjà eu le plaisir de lire un des derniers romans de l’auteur : Hier encore.



1935, dans le marais poitevin.

Au milieu des roses, ivre d’amour, un homme chérit follement les femmes qui traversent sa vie.

Mais quand les cœurs ne battent plus à l’unisson, quand les braises des amours déchues cessent de se consumer, des secrets profondément enfouis ressurgissent ; des secrets qu’il eût mieux valu ne jamais déterrer…



Dans les années 30, Agathe rêve d’aventures, de fastes et de richesses. Tout, pourvu qu’elle quitte son coin perdu de la France où elle s’ennuie et est en proie à un mariage avec un de ses voisins, choisit par le patriarche de la famille. Agathe n’est attirée par aucun des prétendants alentour. Pire encore, aucun ne peut lui promettre la vie à laquelle elle aspire.

Et puis, se marier, à quoi bon ?

La jeune fille est en avance sur son temps : elle veut être libre, s’émanciper de l’autorité masculine.

Pourtant, elle rencontre Achille par l’entremise de son père. Un quadragénaire introverti, assez secret finalement, mais qui représente un parti alléchant : propriétaire de nombreuses terres, des marais dans le Poitevin, et à la tête d’un commerce florissant, s’il n’est pas millionnaire, il a les poches pleines.

Pour Agathe, c’est une opportunité pour voir du pays, de partir de sa petite geôle familiale, et qu’on lui fiche un peu la paix.

Alors, même si elle n’a pas le choix, elle prétend accepter.

Elle épouse Achille et part pour le Poitevin. La « Venise. »

Quelle désillusion tandis qu’elle découvre en parallèle sa sexualité, l’ivresse de l’inconnu et son nouveau rôle d’épouse du patron.

Et puis, Angus arrive. Ce rustre bonhomme, dur, et désireux de travailler la terre. Très vite, il se lie d’amitié avec Achille qui lui offre une confiance presque totale.

Monjhette est là aussi, ce chien de race bâtard qui gambade autour de la ferme. Lui aussi a son mot à dire, à sa manière.

On compte aussi Marthe, Marie, Sara.

La guerre aussi. Et ce qui suit la guerre.

Il y a un noyau dans tout ça. Un noyau autour duquel gravitent les personnages, les évènements, l’intrigue.

Achille.

Le roman se divise en quatre parties, chacune d’un point de vue différent. La narration se modifie en fonction, afin de mieux coller au personnage en question : la narration est donc subjective. Cela nous permet de mieux nous immerger dans l’histoire, les mentalités et de comprendre tous les reliefs de l’intrigue.

Nous plongeons à une époque où la femme commence à réfléchir à sa place tandis que la guerre est en toile de fond.

Nous découvrons la vieille France, le travail de la terre, les idées de l’époque… un véritable travail de recherches a été accompli pour rendre la lecture plus authentique.

Bien entendu, ce n’est pas un roman historique même s’il peut en avoir quelques attraits, puisque nous restons dans une certaine tension. La première partie du roman nous prend par surprise et le choix scénaristique est très intéressant.

Nous nous surprenons parfois à émettre un rire, avec un humour cynique, ou décalé. Cela peut paraître inapproprié, pourtant, malgré les tensions, les risques, ce qui pend au nez des personnages, on savoure les traits d’esprit quand il y en a, les dialogues avec un effet un peu ping-pong.

Les personnages sont forts, surtout Angus qui a vraiment une voix propre et un naturel assez surprenant.

Les femmes sont moins mises en avant que les deux protagonistes : Angus et Achille. Pourtant, Agathe démarre le récit, mais elle laisse la place aux personnages masculins. Ces derniers s’accaparent finalement le devant de la scène, à l’inverse de ce que l’on aurait pu croire.

Ce n’est pas un roman qui se démarque par son flot d’actions, de dynamisme. Il n’y a pas beaucoup de twists majeurs non plus. Le rythme est finalement assez posé, peut-être parfois un peu longuet sans que ce soit rédhibitoire. C’est un roman noir, même si on trouve que c’est un peu fort, qui s’installe en toute tranquillité, qui nous faire voir un peu de pays à une époque pas si loin de la nôtre, qui aborde la guerre et les thématiques de l’amitié ainsi que de la loyauté.

Et jusqu’où on pourrait aller pour elle.

Sans compter une certaine psychopathie.

Les Roses du marais pourrait presque être une revisite du conte de Barbe bleue.

Difficile d’en dire davantage sans brouiller le plaisir de la découverte ; le résumé en dit peu, et nous ne voulons pas dénaturer le petit effet voulu.

Les roses du marais est un nouveau roman très bon de Luca Tathieazym ; difficile de réellement le classer au final. C’est un récit très bien mené, d’une plume aguerrie qui s’adapte à chaque personnage, à chaque identité propre. C’est surprenant, original dans la manière dont est traitée l’intrigue, et le retournement de situation final vaut le détour.


Publicités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.