Thriller

Le Glas de l’Innocence de Cyril Carrere

Je remercie l’auteur pour ce service-presse et pour sa confiance !


« Né à Metz, j’ai grandi près de Nîmes. Après avoir vécu en Angleterre, je suis aujourd’hui à Tokyo. Qui sait où j’irai la prochaine fois? Voyager et découvrir de nouvelles langues et cultures font partie de mes passions (avec le sport, et les nouvelles technologies et notamment tout ce qui touche aux applications mobiles et web).

 

J’écris depuis tout petit. A l’époque où les ordinateurs n’avaient pas investi nos vies, je remplissais des cahiers entiers d’histoires, mais je ne les partageais que très rarement… Le déclic est venu très tard, en 2016, au travers de concours en ligne. Depuis, il ne se passe pas une journée sans que je ne pense à un projet en cours.

 

Le Glas de l’Innocence, mon premier thriller, est sorti en Septembre 2018 aux éditions le Lys Bleu. Mon second roman, Grand Froid, finaliste du concours VSD-RTL Michel Bussi 2018, sera édité en novembre 2018 aux Editions Nouvelle Bibliothèque. »

 

Biographie trouvée sur le site de l’auteur 

 

Cyril Carrere a aiguisé sa plume sur la plateforme d’écriture Fyctia en enchaînant plusieurs concours Thriller ; s’il est d’abord resté timidement dans le classement, il s’est rapidement démarqué en raflant les premières places du podium, encouragé par la communauté de lecteurs tous plus désireux les uns que les autres de le voir partir en finale. Malheureusement, les résultats n’ont pas été ceux escomptés, mais qu’à cela ne tienne ! Loin de se démonter, Cyril envoie ses manuscrits finalistes à plusieurs maisons d’édition jusqu’à trouver celles à même de lui donner sa chance. Le Lys Bleu est la première à le faire en acceptant d’éditer Le Glas de l’Innocence qui a déjà quelques années d’existence. Un relooking dont un changement de titre, une réécriture assidue, des cuts, des ajouts… le premier roman de monsieur Carrere se pare de nouveaux atours en préservant son ADN et sans dénaturer le fond de son intrigue. De quoi étonner les lecteurs de la première heure sur la plateforme d’écriture, mais surtout, de quoi leur donner l’impression de lire un tout nouveau roman sans pour autant oublier ce qu’ils avaient trouvé au départ à travers les lignes.

Le Glas de l’Innocence se déroule à Tokyo, lorsqu’une série de meurtres ébranlent la ville et les autorités nationales en 2017. Hayato Ishida, jeune prodige et assistant au sein de la police japonaise, voit enfin son quotidien ennuyeux devenir intéressant. Plus encore lorsque l’inspecteur Alex Nakayama semble mêlé à ces crimes sordides. Parallèlement, en 1993 à Okinawa, un jeune garçon voit sa vie bouleverser alors qu’il noue une amitié cimentée avec une camarade de classe.

Comme la plupart des Thrillers, Cyril Carrere semble s’installer face à nous et disposer dans un total désordre les pièces d’un puzzle complexe. Armé d’un sourire machiavélique, il les mélange encore, défait les premiers morceaux que nous enchevêtrons sans nous dire si nous avions juste ou non, et recommence son petit manège jusqu’à ce qu’il daigne enfin nous céder quelques longueurs d’avance. Ce puzzle-là en contient en réalité deux : un pour le passé, en 1993, et un autre pour le présent, en 2017. Deux histoires que rien ne relie, au point que l’on se demande quel en est intérêt et comment feront-elles pour se recouper ? C’est un petit jeu que proposent souvent les auteurs du genre et c’est souvent délectable, lorsque cela est bien ficelé, de découvrir le nœud où tout se rejoint. En sera-t-il de même pour Le Glas de l’Innocence ?

 

La grande part d’originalité de ce roman, c’est son contexte : un thriller au Japon, contemporain, difficile d’affirmer que cela inonde les rayons. Fort de sa propre expérience, Cyril Carrere étoffe son récit avec de multiples détails, termes, anecdotes respectant les traditions et les mœurs nippones. Nous nous retrouvons rapidement immergés en plein Tokyo, rencontrons les lieux si typiques du pays, lisons la description d’une inclination du buste d’un japonais en fonction de la place hiérarchique de son interlocuteur et de la teneur des excuses (45° pas plus pas moins !)… voilà que l’on termine à rêver de gober des onigiris thon-mayonnaise à la pelle. Le Japon est un pays quelque peu méconnu dans le genre littéraire et pour les moins adeptes, il faudra peut-être un léger temps d’adaptation pour mémoriser tous les noms, identifier chaque personnage… mais rien de compliqué en soi. Pour ceux qui en sont plus familiers, pas d’inquiétude.

En soi, pour les initiés, il se pourrait que vous visualisiez les scènes défiler comme dans un seinen/shonen animé ou un drama (cinéma asiatique), encouragés par ce fameux contexte ; sans compter que Hayato Ishida, héros un peu plus mis en avant que ses collègues, partage de nombreuses caractéristiques avec les protagonistes décalés se trouvant généralement dans l’univers manga et drama.

 

Hayato est un jeune homme fraichement arrivé au sein de la section criminelle ; le mystère plane sur son affectation et le lien particulier qu’il semble entretenir avec le superintendant. Il dénote de son entourage, refusant de porter l’uniforme, préférant ses Timberlands rouges, son casque tout en s’empiffrant de cochonneries à longueur de journée sans prendre un gramme. Jusque dans sa gestuelle, c’est un protagoniste atypique qu’il est difficile de cerner. Une chose n’en est pas moins sûre : il est d’une intelligence rare et détient un sens analytique confirmé. Un petit génie, en somme.

 

Les autres personnages sont aussi plaisants, cabossés. Ken, Miyabi, Alex Nakayama, son épouse Naomi et son fils Dan, ou encore Fujita et Eiko, tant d’autres encore, créent un cercle de protagonistes appréciables, loin d’être lisses et fades. Ils parviennent à maintenir l’équilibre en tempérant le caractère décalé d’Hayato et, donc, notre lecture.

 

Un contexte original avec un héros original, l’on peut dire que Le Glas de l’Innocence a tout pour nous dépayser. Mais peut-on confirmer que la plume a su respecter ces partis pris, cette audace ?

 

L’écriture de Cyril Carrere est en adéquation avec son récit. Abordant déjà villes, situations, relations influencées par la société japonaise connue pour être oppressante et rigoureuse, l’auteur nous raconte ce récit avec une simplicité bienvenue pour nous maintenir dans la course. Simplicité n’insinuant pas niveau collégial ! Loin de là. C’est une simplicité travaillée, qui appuie sur les descriptions des panoramas, mais aussi des tocs comportementaux de ses protagonistes, nous offrant ainsi la possibilité d’imaginer un film dans notre tête avec une facilité déconcertante. La moindre action prend forme, l’intonation, le râle ou le rire. Ajoutez à cela des backgrounds recherchés et aboutis, rendant les héros attachants et poignants, donnant sens à leurs réflexions et interactions. Un véritable travail de fond a été fourni, permettant d’apporter des reliefs aux deux intrigues principales.

 

Ici, point de morbide ou de gore. Cyril instaure une distance respectueuse et humble entre les scènes de crime, les victimes et les lecteurs. Une pudeur qui n’est pas sans rappeler le masque japonais, la surface que l’on voit au premier coup d’œil, jusqu’à ce que nous plongions entre les quatre murs d’un Tokyoïte. Pas de détails macabres, de descriptions du moindre muscle déchiré ou de quelle manière la lame a coupé la chair… Juste ce qu’il faut pour nous aider à comprendre et visualiser, sans complaire notre curiosité du glauque si nous en avons une.

 

Si nous devons nous concentrer exclusivement sur l’intrigue, il faut admettre qu’elle est bien menée et se tient jusqu’au bout. L’on peut avoir tendance à se perdre un petit peu, mais on est vite rattrapés par les spéculations et autres supputations d’Hayato ou par le récit se déroulant en 1993. Les faits sont résumés régulièrement sans imposer une lourdeur rébarbative. Le rythme grimpe en crescendo jusqu’à la révélation finale.

 

Serez-vous suffisamment méticuleux et attentifs pour découvrir avant la dernière ligne qui est le tueur et ce qui se cache derrière ces meurtres ? Saurez-vous devancer Cyril en combinant les bonnes pièces du puzzle ?

 

Le Glas de l’Innocence est un très bon premier roman ; Cyril Carrere est un auteur de thriller prometteur et nous ne pouvons que vous inviter à le rejoindre dans son aventure, auprès de Hayato Ishida si vous souhaitez sortir des sentiers battus, voyager à plusieurs milliers de kilomètres de chez vous sans bouger de votre canapé.

 

N’oubliez pas : son prochain roman Grand Froid, finaliste du prix VSD-RTL Michel Bussi 2018 sortira au cours du mois de novembre 2018.

Nous, nous serons au rendez-vous !

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