Fantastique, Romance

La Tueuse au Katana de DELMAN

Je remercie Plumes du Web pour ce service-presse et leur confiance !



« Delman est une auteure native du Nord de la France, née en 1975. Publiée en autoédition ainsi que dans plusieurs maisons d’éditions pour ses romans de fantasy urbaine et ses romances, elle signe avec Plumes du Web pour La tueuse au katana, une fantasy urbaine mêlée de romance.
Dans ses histoires, les personnages dissimulent souvent de vieilles blessures qui les poussent à les affronter lorsque le destin les y force. La dualité est quelque chose qui la fascine. »

Biographie disponible ici

Vous pouvez retrouver une interview ici.



Pour Elle, jeune femme au passé trouble, sa mission est sacrée : débarrasser la Terre des Yonis, créatures surnaturelles qui vivent au sein de la population. Dotée de réflexes singuliers, armée d’un katana et poussée par la haine viscérale qu’elle éprouve à l’égard de ces êtres, rien ni personne ne semble pouvoir l’arrêter.
Pourtant, tout change quand elle croise la route de Koan, un personnage étrange et attirant, nanti de pouvoirs incroyables. Un adversaire de taille pour la jeune femme d’autant qu’il semble connaître son passé et… deviner ses faiblesses.
Prendra-t-elle le risque de pactiser avec l’ennemi pour découvrir ce que cachent les visions troubles de son passé ?
Résistera-t-elle à l’attirance qui la pousse vers Koan en dépit de leurs différences ?
Les conséquences pourraient être terribles…



DELMAN et Plumes du Web nous proposent une urban-fantasy très originale… puisqu’elle s’approprie en partie les codes que l’on connaît surtout du côté de l’orient.

Amis de la culture japonaise, des mangas, des animés, du seinen, shônen, shôjo, vous comprendrez au cours de la lecture de cette chronique où nous souhaitons en venir.

Nous rencontrons Elle, une tueuse létale qui travaille pour une mystérieuse organisation. Armée de son inséparable katana, elle voue son existence à occire de sinistres créatures : les yonis. Véritable fléau qui menace les êtres humains, c’est une guerre interminable, mais dont Elle se repaît, nourrie par une haine viscérale pour ces créatures et désireuse d’assouvir sa vengeance.

Elle ne vit que pour trancher des membres et annihiler l’espèce. Chaque tête coupée est une victoire savoureuse.

Mais lorsqu’elle croise la route de Koan, cet homme pourvu de pouvoirs hors-normes, nombre de ses certitudes risques de s’effondrer. Son passé ressurgit, non sans douleur.

Malgré tout, la main qui tient son katana ne tremble pas : elle ira jusqu’au bout.

DELMAN nous transporte dans un univers connu, le nôtre, mais réinterpréter afin de confronter ces guerriers de l’ombre à des créatures/démons empruntés à différents folklores. Si l’on reconnaît des noms, des silhouettes, des crocs ou des griffes, l’autrice donne de sa patte (sans jeu de mots) pour les personnifier à sa manière. Le bestiaire varie d’êtres issus de légendes occidentales comme orientales, mais nous pouvons ressentir une forte inspiration du Japon ou encore de la Corée. « Yoni » est déjà très explicite, « katana » aussi… l’art du combat, le contrôle de soi, les entraînements, jusqu’aux traits physiques de quelques personnages, les psychologies, les rôles.

Mais ce n’est pas tout.

En tournant les pages, pour les plus férus, il sera aisé de visualiser les scènes comme un animé japonais. La structure du roman, les échanges entre personnages, les combats, les ambiances… La Tueuse au Katana est un nid de délices pour les adeptes des mangas, et son gros point fort est de transposer ce qui plaît côté Nippon (et pas que) à la sauce occidentale. Bref, pour les plus avertis, vous dénicherez très rapidement les codes récurrents. Un mélange qui permet à tout le monde d’apprécier l’univers et l’intrigue. Et même, pourquoi pas, de sensibiliser ceux qui ne sont pas habitués à la littérature de droite à gauche.

Les ambiances sont très sombres ; il est fort probable que vous ayez l’impression de rester immergés dans la pénombre, dans des lieux étroits ou souterrains. Le nocturne a une place forte dans le récit, jusqu’à l’aspect physique de l’héroïne : vêtue tout de noir, cheveux aussi sombres. Seul son regard de glace perce l’ombre.

Les personnages sont plutôt nombreux, mais les noms récurrents restent bien en mémoire quand il est question des plus « importants. »

Elle (prénom) est une héroïne au très, très fort caractère. Très peu de sens de l’humour, ou tout du moins se complaisant dans le cynisme et le sarcasme, un tempérament glacial et la langue acérée, elle n’est pas là pour se faire des amis. Son attitude attise l’antipathie des uns, et parfois celui des lecteurs. Elle est peut-être de ces protagonistes à double tranchant : ça passe ou ça casse. Mais derrière ce mur de glace se dissimule une jeune femme en proie aux doutes, avec ses nombreux défauts qui donnent tout un sens à ses qualités. Malgré son éducation stricte, militaire, martiale, vouée à la formater comme un bon petit soldat déshumanisé — ce qui est un comble quand on plébiscite l’humanité en la protégeant de « monstres » —, Elle garde, au plus profond d’elle-même, un cœur bien chaud.

Koan est un héros très attachant, un coq contre lequel se heurte Elle. Difficile de garder contenance lorsque l’on croise plus fort que soi alors que l’on s’estimait inégalable. Koan a de l’humour, il est charismatique, puissant, et a une répartie aussi cinglante que sa partenaire d’intrigue. Les reliefs de son background risquent de vous rendre chauve, avec tous ces secrets qui ne se dévoilent pas en dépit des nombreuses insistances extérieures.

Elle comme Koan ont un passé cahoteux, leurs mystères et c’est un combat plus rude encore pour leur tirer les vers du nez.

Ces deux héros font des étincelles : autant dire que leurs caractères respectifs entrent en collision.

Mais on ne vous en dit pas plus…

L’intrigue est très prenante : les conflits, les enjeux, les émotions sont bien ficelées de bout en bout. Le manichéisme est lui aussi absent et est même souvent abordé pour être traité au cœur du même du récit. Nous sommes désireux, hâtifs, de découvrir tous les secrets et de comprendre comment Elle va se sortir de tous ses déboires. Puisqu’il est bien question de vie ou de mort.

Pas de répit ou de repos pour les braves, l’action est presque omniprésente. Peu de passages pour souffler un bon coup, l’adrénaline pulse très régulièrement. Ayez le cœur bien accroché : certaines scènes sont d’une grande violence. Et une image, plus qu’une autre, risque de vous hanter longtemps, comme pour Elle.

L’écriture s’adapte à tous types de situations rencontrés, mais elle s’accorde sur la même onde : aucune pauvreté dans la narration, le vocabulaire est riche, accessible, et vise juste. La plume s’accorde au rythmique choisi, petit caméléon pour aborder une scène d’action, puis une scène sentimentale. Elle happe, embarque et nous donne le bon tempo. Pas de lassitude, de redondances, dès les premiers paragraphes, nous assimilons la qualité d’écriture et son énorme potentiel.

La Tueuse au Katana est un vrai plaisir d’urban-fantasy, où on sort du traditionnel vampires/loups garous/sorciers pour attaquer un folklore différent et hétéroclite.

Quelqu’un a dit renard à neuf queues ? On signe.

La fin reste assez ouverte, mais si c’est bien un one-shot, elle peut se suffire à elle-même et laisser libre court à l’imagination.

Entre action, romance, émotions et un soupçon d’érotisme, on se rapproche d’un seinen… ou d’un bon roman fantastique !

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