Thriller

La Fièvre du Lézard de Laurent Carstens

Je remercie tout d’abord Laurent Carstens pour ce service-presse !


Laurent Carstens nous propose son tout premier roman, un Thriller sur fond de paléontologie et de science poussée, avec un soupçon de voyage. Du dépaysement, un cerveau en ébullition, de la découverte, du mystère, un brin d’action et nous obtenons un cocktail somme toute intéressant.

La Fièvre du Lézard met en scène Ludovic Daussoy, un quadragénaire passionné par son métier, toujours en cavale d’un pays à l’autre pour mieux fuir l’étouffement d’une vie parisienne. Lorsque l’opportunité se présente de partir en Argentine et renfiler ses bottes de paléontologiste sur le terrain, il n’hésite pas une seconde. L’occasion est trop belle. Malheureusement, tout ne se déroule pas comme prévu et c’est une course contre la montre qu’il va devoir affronter.


Laurent Carstens nous plonge tout de suite dans le vif du sujet — ou presque — dès les premières pages. La base principale, le noyau de l’intrigue, est posée, nous découvrons ce qui va en retourner et ce qui attend le héros.

Si ce début est prometteur, il faut néanmoins accepter une mise en place qui très lente. L’échiquier se met doucement en place ; les pièces bougent une à une, de telle sorte que nous ignorons vraiment où souhaite en venir monsieur Carstens. Au point que l’on se demande « Un intérêt véritable à nous présenter tel sujet ? Tel souvenir ? Telle action ? » On se laisse envahir par le doute, jusqu’au crescendo final où le puzzle se rassemble et nous en regrettons de ne pas avoir prêté une attention plus particulière aux indices et autres détails disséminés depuis le premier chapitre, leurrés par notre impatience.

La Fièvre du Lézard est un sacré pavé et il faut beaucoup de patience pour, petit à petit, en briser chaque couche de la coquille et découvrir ce que nous réserve ce livre. De la patience et beaucoup de curiosité, l’envie de sortir de ses sentiers battus pour engranger de nouvelles connaissances de manière ludique, gonfler un peu plus sa culture.

Si le déroulement de l’intrigue est long, la bobine semblant parfois interminable, notre impatience est néanmoins temporisée par les multiples protagonistes qui gravitent autour de Ludovic — chacun avec sa personnelle distance. Nous pouvons particulièrement apprécier le soin apporté au background de ces héros ; aucun n’est lisse, si tant est qu’ils soient des personnages secondaires. Ils ont leur propre caractère, leurs propres tics, leur propre passé. La psychologie fait partie intégrante de ce récit, liée par l’intrigue en elle-même et la diversité des intervenants. Tout comme les relations entre eux. Le côté relationnel est aussi présent — ainsi qu’une romance.

M’est avis que la psychologie sert beaucoup un Thriller comme cet ouvrage où certaines situations poussent les individus dans leurs retranchements émotionnels. Laurent Carstens a joué sur ce plan scientifique et humain. 

 

L’auteur alterne entre l’emploi d’un narrateur interne (Ludovic) et celui d’un narrateur extérieur au récit, où il s’octroie une plus grande liberté pour mettre en scène les personnages et les actions ou époques (années 60). Le point de vue de Ludovic a lui aussi quelques facilités étant donné que le parti pris est celui d’une narration « racontée » et non « vécue » à l’instant T. Les multiples points de vue peuvent parfois prendre au dépourvu et nous perdre un peu, mais la concentration est de mise, surtout pour suivre au mieux les événements, quels qu’ils soient.

Ce que j’ai pu regretter ce sont quelques erreurs : des mots en trop ou des fautes. Rien de bien méchant, mais qui peuvent gêner certains à la lecture. En soi, la plume de Laurent Carstens soutient très bien son intrigue, sachant simplifier les discours scientifiques au gré des dialogues ou de la narration — notamment celle de Ludovic, qu’il ponctue très souvent par un humour sympathique, propre à alléger le texte et sa compréhension.

La Fièvre du Lézard est un roman qui réclame de la concentration, de la curiosité et une bonne disposition à se laisser guider les yeux fermés pour atteindre l’apothéose de l’intrigue, le point final. C’est un livre qui nous permet de nous évader et de nous arracher les cheveux pour rassembler les pièces du puzzle. C’est un ouvrage qui garde son cap, jusqu’à hisser la voile aux cinquante, cent dernières pages et nous fait accoster sur l’illumination ultime « Ah, d’accord ! C’était ça ! »

Enfilez votre chapeau, vos bottes et soyez prêts à rejoindre Ludovic dans une aventure n’oubliera jamais. De quoi faire rougir Indiana Jones. Peut-être ? À votre tour d’en juger !

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.