Science-Fiction

T.1 Galandys de Yan Robel – SAGA

Je remercie très chaleureusement Yan Robel pour ce service-presse !


 

Yan Robel compte déjà cinq romans à son actif, incluant Galandys, sortie tout récemment en autoédition. Cette fois, il nous propose un récit de science-fiction dans toutes les règles de l’art et du genre, aux intenses promesses d’action et d’évasion spatiale.

Nous suivons les aventures de Conrad, un ingénieur recruté sur le vaisseau Ève dans l’espoir de découvrir une nouvelle planète viable pour l’espèce humaine sur le déclin. Après un long — très long — sommeil de deux siècles, il constate que rien ne s’est passé comme prévu. Ses péripéties ne font que commencer, à ses risques et périls.


Si le pitch a des allures de déjà-vu, l’intrigue en elle-même bat ses propres sentiers pour nous faire découvrir d’autres saveurs fictionnelles. Il serait possible de désigner un bon Mass Effect avec un petit côté Interstellar comme références à l’ambiance et les actions que nous inspire Galandys.

Le premier point fort de cette histoire est Conrad. Le lectorat est plongé dans son esprit — soutenu par un point de vue interne — et s’amuse des pensées du protagoniste principal, que l’on pourrait qualifier, parfois, de schizophrène. Ses tumultes intérieurs, ses introspections, sont cadencés par deux lignes de pensées : comme un petit diable et un ange sur chacune de ses épaules, qui lui permettent de peser le pour et le contre. Cet aspect narratif nous permet de personnifier l’esprit de Conrad, au point que l’on peut penser — du moins, au début — qu’il n’est pas vraiment tout seul dans sa tête de dur à cuire ! En revanche, on distingue nettement toute la complexité du héros par ce biais, ces luttes entre sa conscience morale et son instinct de survie individuel.

Conrad est un personnage fort, mais, surtout, un antihéros par excellence. C’est un homme ravagé, compliqué, cynique, orgueilleux, nombriliste et qui a toujours un sarcasme qui pend au bout des lèvres, quelles que soient les situations.

Il peut se retrouver face à la Faucheuse elle-même qu’il serait capable de lui asséner de but en blanc de changer de styliste.

S’il sait s’attirer l’antipathie au fil de ses rencontres — et des lecteurs par moment — il n’en reste pas moins un personnage loyal, fidèle, et, force l’est d’avouer, chevaleresque quoique bien souvent à ses dépens. Toutes ces facettes de sa personnalité — tantôt exécrable, agaçant, exaspérant, tantôt émouvant, touchant et exemplaire — en font un être HUMAIN. L’identification est alors aisée et on lui envie ce franc-parler qui n’aurait pas sa place dans notre société contemporaine. Et c’est cette humanité qui se retrouve confrontée à d’autres espèces.


Oui, d’autres espèces, puisque Galandys nous catapulte dans des régions exotiques au cœur de l’espace et les rencontres ne sont pas toujours des plus agréables. Yan Robel invente sa propre vision des Aliens et les place sur le chemin de Conrad et de ses camarades. Ces peuples/ethnies ont leurs propres mœurs, histoires, cultures et sociétés : nous pouvons apprécier chacune de leur particularité, soignée par l’imaginaire de leur créateur et de sa plume.

Un autre point fort de récit et de son intrigue, c’est que tout est lié. Rien n’est laissé au hasard. Le plus infime détail à son importance et prouve la méticulosité de l’auteur. Il sait autant nous perdre, nous imposer les doutes, que nous faire monter en pression au fil d’une action intense, haletante, qui pourrait presque nous donner le tournis.

Galandys est un véritable page-turner. En 328 pages, il est impossible de s’ennuyer une seule seconde. C’est une lecture intense, qui demande une réelle concentration pour notre plus grand plaisir. Il est même plus agréable de laisser reposer le livre le temps de quelques heures ou une nuit pour mieux apprécier les retrouvailles. Si l’histoire ne s’arrête jamais, au grand damne des protagonistes qui n’en peuvent plus eux-mêmes, le lecteur peut éprouver, quant à lui, un besoin de souffler un bon coup.

Yan Robel nous offre cette SF avec une plume très bonne, aguerrie, voire très à l’aise dans ce genre. On peut être épatés des détails propres à la science-fiction, à cet univers particulier qui a ses propres codes, même s’il est possible de regretter quelques fautes au cours de la lecture ou s’agacer un peu de ce principe conduisant le héros à s’adresser directement à nous ; c’est un parti pris à double tranchant : ça passe ou ça casse. Certains aiment, d’autres pas du tout.

Galandys est une très bonne science-fiction, qui lie psychologie, action, humour et émotions. Yan Robel a une imagination débordante et, au vu de cette fin en cliffangher, réserve encore de belles surprises dans les prochains opus.

 

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