FYCTIA

FYCTIA – Raid Lecture (Semaine du 9 au 15 avril 2018)

Il y a deux semaines, j’ai proposé un premier petit raid lecture sur la plateforme d’écriture en ligne : Fyctia.

Sur sept jours, je m’engageais à lire un récit, qu’importe le genre. C’est ainsi que j’ai pu découvrir sept histoires d’auteurs volontaires, dont six en Univers Alternatif (« le murmure des anges » pour thématique) et un seul en New Romance (concours : « Sous Emprise ») Une fois ma lecture terminée, je proposais un petit retour que j’espère constructif avec possibilité de continuer la discussion en privée. C’était très chouette. De jolies rencontres, des débats enrichissants, des lectures passionnantes : les deux pieds joints dans l’imagination débordante de nos amis auteurs.

Cet article va vous présenter ces différentes intrigues sans en faire des pages comme j’en ai l’habitude au vu du nombre. Les résumés ont été réécrits comme tels. Et elles n’ont pas été classées par ordre de préférence !

Qui sait ? Peut-être vous laisserez-vous tenter ?

 

 


 

LA DANSE DES NIXES

De John R.

 

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : élu Coup de Pouce — Finaliste

Pour lire cette histoire cliquez ici

« Déchu, Célestin a violé l’une des lois angéliques. Condamné à s’incarner définitivement sur Terre, le langage des anges lui est désormais interdit, mais il est encore doté d’une partie de sa force et de son pouvoir de guérison. Juste assez pour assurer le rôle de ceux qui ont chuté ici-bas : chasser l’engeance démoniaque et, faute de pouvoir leur chuchoter à l’oreille, protéger les créatures qu’il a toujours placées sous son aile : les humains.»

Après un terrible affront, Célestin est déchu et vit désormais dans le corps d’un journaliste. S’il essaie de s’adapter au mieux à sa nouvelle condition, dont le deuil de ce qu’il a perdu, il finit par apprivoiser son nouveau rôle. Entre articles à rédiger pour sa presse, enquête sur le terrain, mais aussi ses combats nocturnes pour punir les êtres de l’Engeance qui pervertisse l’ordre établi, Célestin a une vie bien occupée. Il se pourrait néanmoins qu’une nouvelle affaire lie ces deux facettes de son existence… Quand plusieurs cadavres surgissent des flots, Célestin sait que ce ne sont pas de simples meurtres. Et il prêt à dénicher le coupable, Déchu ou non.

Ce qui m’a interpellé dans La Danse des Nixes, c’est son originalité au niveau du genre. Nous ne sommes pas plongés dans un univers fantasy, mais plutôt de thriller fantastique. C’est un monde contemporain sombre, mystérieux — une ambiance un peu polard qui est très agréable pour ceux qui apprécient un bon Thilliez, Chattam ou un King. Nous avons aussi un héros torturé avec un background qui réserve quelques surprises, des créatures surnaturelles sans pousser le vice pour autant, une enquête, des tas de secrets… John Ross n’a pas choisi de se complaire dans un schéma narratif que l’on retrouve beaucoup en fantastique sur Fyctia. C’est ce qui fait l’un de ses plus gros points forts.

Le texte est maitrisé d’une main experte, réfléchie : les détails sont soignés, les indices distillés avec parcimonie pour que le lecteur reste sur le qui-vive… La gestion des ambiances est savamment orchestrée : tantôt sombre, tantôt plus légère et dynamique… Quant au côté paranormal/surnaturel, l’on peut passer de l’épouvante à une tension proche de l’angoisse sans répugner. Nous ne sommes pas dans le gore ou le glauque purs. C’est parfait pour une lecture qui nous fait frissonner sous la couette, un soir d’orage de préférence !

Le vocabulaire est très riche sans être complexe. Il soutient on ne peut mieux la description des lieux, la temporalité, les émotions ainsi que la rythmique. C’est très agréable à la lecture : on sent un certain professionnalisme dans la rédaction et la relecture, même s’il y a toujours des petites coquilles ce qui est tout à fait normal, loin d’être rédhibitoire !

Quant aux protagonistes, ils ont tous le background, leur profondeur, ce qui aide à l’identification du lecteur et à son attachement. Beaucoup sont tout en ambiguïté, comme l’est le héros principal : Célestin. Ils sont nuancés, ont du caractère… bien qu’ils évoluent dans un univers où l’équilibre serait d’ordinaire de mise entre le Bien et le Mal, ces personnages ne sont pas manichéens pour autant. L’on rencontre des journalistes comme des succubes ou vampires…

Ce récit est fait pour ceux qui raffolent des enquêtes policières, de thriller, de fantastique… avec un côté un peu dark comme on dit. Si vous souhaitez frissonner, suivre les aventures d’un héros torturé et riche tout comme l’est l’intrigue, il se pourrait bien que La Danse des Nixes soit fait pour vous !

 

 


 

LE RÉCONFORT DES ANGES

De Laureline Eliot

 

 

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : élu Coup de Pouce — Finaliste

Pour découvrir cette histoire, cliquez ici.

« Yzé est une adolescente enjouée et espiègle qui vit dans une ferme isolée au milieu des bois. Elle a pour seule compagnie les animaux, un vieil homme silencieux et Mu, une voix dans sa tête qui l’aide à supporter cette vie solitaire. Un jour, elle est obligée de quitter son foyer pour se confronter à un monde dont elle ignore tout. Elle va rapidement découvrir que son isolement n’était peut-être pas le fruit du hasard…»

 

On peut dire que Laureline Eliot a pris au pied de la lettre le thème du concours et, curieusement, c’est ce qui fait toute l’originalité de son récit !

En effet, Yzé, l’héroïne, a grandi avec une petite voix dans sa tête qu’elle surnomme : Mu. Tous deux très complices, ils ne forment qu’un. Mu n’est pas vraiment une conscience… ou du moins, il le serait en partie. Loin d’être un Jiminy Cricket, il serait plutôt le côté anxieux, décomplexé, gourmand d’Yzé. Ils échangent de véritables conversations comme deux amis proches adorant se chamailler, mais qui ne pourraient se passer de l’autre. C’est un peu le repère de la jeune fille, son cocon social et rassurant. Oui, Yzé a toujours vécu dans le silence en compagnie d’un tuteur, Conte, sourd et muet, et des animaux de la ferme isolée de son enfance. Yzé ne connait rien d’autre que ces quelques parcelles de terre. C’est à peine si elle a déjà rencontré d’autres êtres humains, comme elle, hormis un marchand, un privilégié, qui leur rendait visite pour remplir le fond des placards. Mais voilà, lorsque cet homme qu’elle avait plaisir à croiser ne réapparait plus, elle s’inquiète au point de transgresser l’une des règles : traverser la forêt. C’est alors qu’elle fait la rencontre de Gabor, un jeune homme très secret qui semble l’observer depuis des mots… mais pour quelle raison ?

L’autrice de ce récit a fait fort en misant sur beaucoup d’humour et de la légèreté. Non qu’elle n’aborde pas des sujets difficiles que nous n’évoquerons pas dans ce petit article pour un peu de suspense. Disons qu’elle réussit à nous faire éclater de rire entre deux joutes verbales, des situations cocasses et des personnages hauts en couleur.

L’univers est aussi très particulier : Laureline avoue bien volontiers qu’elle n’a pas fait de choix bien précis. Entre un contexte médiéval, steam-punk… on ne sait pas trop sur quel pied danser. Néanmoins, pour ceux qui connaissent les films du studio Ghibli ou du réalisateur Hayao Miyazaki, il est fort probable que vous y trouviez votre compte. On peut ressentir une petite ambiance à la Nausicäa ou encore au Château Ambulant (notamment Mu qui peut nous faire autant rire que Calcifer.)

Son écriture est fluide, très agréable et n’hésite pas à jouer sur les anachronismes, les différents tons. Un parti pris qui sied à merveille à son intrigue.

Les personnages sont tous très, très attachants. Difficile de ne pas les apprécier, même les plus « vilains. »

Et l’intrigue promet de nombreux rebondissements entre action, révélations, romance, amitié…

Si vous êtes friands d’humour et d’histoires trépidantes, il se pourrait fort que vous appréciiez Le Réconfort des anges!

 


HEDONY

De Maioral

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : douzième place

Pour découvrir cette histoire, cliquez ici.

« Adhara est un Thuhine, un descendant d’anges déchus maudits. Il s’est fait la promesse de ne jamais s’attendrir pour rester libre à jamais, car les Tuahines qui tombent amoureux se lient à leur moitié. Mais une fois liés, ils sont parfois vendus à d’autres créatures ou traités comme esclaves. Mais lorsque le patron d’Adhara lui demande de venir au secours d’Hedony, une jeune hybride rebelle, Adhara sent qu’il risque de faillir à sa promesse…»

Maioral a préféré partir sur un univers très sombre qui n’est pas sans rappeler de la dark-fantasy. Déjà, par le biais de son personnage Hedony qui, hybride, partage des gênes avec une créature de l’ombre qui s’y prête tout à fait.

Son récit a un petit côté Clan des Nocturnes ou Confrérie de la Dague Noire, néanmoins l’autrice avoue que son écrivain fétiche reste Laurell K. Hamilton dans l’univers de la bit-lit et qu’elle s’en inspire avec ses propres idées.

Un second point a souligné serait la narration d’un point de vue externe. C’est plutôt sympathique en fantastique et permet de jongler, alterner entre les différents personnages avec fluidité, sans risquer de perdre le lecteur dans un nombre incalculable de PDV’s.

Les personnages sont rapidement introduits, et ce, de manière limpide. Il est aisé de les différencier et de les cerner : Adhara et Hedony.

Adhara est un héros revêche, sûr de lui et indolent, bien qu’il peut s’avérer plutôt tendre, comme nous le prouvent ses interactions avec sa petite filleule. Il ne souhaite en rien s’attacher à qui que ce soit, au risque de perdre son libre arbitre. Tranchant dans ses décisions, un brin coureur de jupon, c’est un protagoniste masculin qui peut plaire aux plus friands du genre. Sans compter qu’il peut s’avérer plutôt amusant, peu avare de répliques cyniques tantôt dans les dialogues, tantôt dans la narration.

Hedony est une héroïne forte, indépendante, rebelle, qui a assez de mordant pour s’attirer des ennuis. Créature de la nuit (sens littéral comme métaphorique), elle symbolise et glisse vite le récit dans une ambiance de luxure, érotique. L’intrigue tourne autour d’elle et de ce qu’elle serait capable d’accomplir (ou détruire, let’s see.) Si elle partage un sang plutôt sombre, l’autre moitié de ses gênes lui confère certaines capacités attisant la gourmandise des plus vils. Ou leur crainte… Hedony est un personnage qui semble complexe ; Maioral risque d’en garder sous le coude tout comme elle est susceptible de le faire pour Adhara.

D’autres personnages viennent gorger l’intrigue de charisme, de secrets comme Connor Lynch, le patron d’Adhara qui parait cacher un petit jeu. Un mystère glissé là, titillant assez la curiosité du lecteur pour lui donner envie de lire la suite.

La plume de Maioral est très bonne, fluide, accessible. Les scènes érotiques ne sont pas écœurantes à vouloir trop en faire — elles sont plutôt bien dosées. Le vocabulaire est recherché et le tout est très agréable à la lecture. Les ambiances sont bien retranscrites ainsi que les émotions.

Le récit comporte des ingrédients qui peuvent plaire : romance, érotisme, action, une dose d’humour, du surnaturel, de la dark, des héros séduisants et intrépides. Surtout, une intrigue qui promet quelques surprises !

 

 


 

 

L’ENVERS DE LEUR NATURE

De Nice C

 

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : 2e sur le Podium — Finaliste

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« Et si ces êtres célestes étaient, pour certains, autrefois humains? Cassandra, une potentielle, verra son existence basculer lorsqu’un ange, Anna, fera irruption dans sa vie pour la guider vers ce que chacun recherche : la certitude qu’un univers bien plus complexe existe par-delà le voile qui nous sépare. Nathan, envoyé à la recherche d’un nephilim, mettra tout en œuvre pour parvenir à ses fins, même s’il doit pour cela se servir de Cassandra.»

On peut dire que le prologue nous plonge aussitôt dans l’ambiance : une importante tension qui souligne ce que l’on peut interpréter comme étant la fin du récit. On discerne l’objectif effleuré, à nous de découvrir le chemin pour y parvenir. Comme une boucle qui doit être bouclée. Il se peut que l’on soit un peu perdu dès le départ, mais c’est le temps que Nine C mette tout en place et nous explique son univers complexe.

Le fait d’avoir choisi une narration d’un point de vue interne nous conduit à découvrir plusieurs personnages dans leurs pensées les plus intimes : Nathanaël, Cassandra, Anna et… secret. L’on peut supposer que les deux narrations auraient fonctionner aussi bien l’une que l’autre. L’actuelle permet peut-être une meilleure identification du lecteur au personnage et peut aider à l’attachement.

L’intrigue ne traite pas du manichéisme : le Bien ou le Mal. Beaucoup de points, d’interrogations parfois philosophiques sont relevés. Notre moralité est souvent remise en cause ainsi que nos conceptions. Rien de mieux pour amener une grande profondeur à l’histoire, amenée à nous faire réfléchir.

Cassandra, l’héroïne principale, est notre voix et notre conscience. Humaine entourée d’anges, elle nous offre la possibilité d’exprimer nos propres ressentis à la lecture. C’est très curieux, mais bien joué. Sans compter que son prénom semble tout à fait approprié : Cassiel/Cassandre. La jeune fille a un bon mental : elle s’apitoie peu, elle n’est pas quelqu’un de pleurnichard. Sa vision d’être humain apporte un équilibre bienvenu dans cet univers tout en nuances de gris.

Nathanaël est un héros qui joue sur notre antipathie. Tantôt attachant, tantôt détestable, il tiraille nos émotions à droite à gauche. Mais c’est pour mieux au vu de son évolution et des quelques rebondissements de l’intrigue. Quant à Anna, il se pourrait que la profondeur du personnage en vienne à nous surprendre. Très sympathique de prime abord, elle n’intervient que ponctuellement avec certains chapitres qui lui sont consacrés. Néanmoins, il est fort probable que ce soit un protagoniste très fort — à nous d’attendre pour en découvrir le paroxysme.

D’autres protagonistes entrent en scène, mais on préférera éviter d’en dire trop au vu du suspense et du plaisir de la découverte.

Tout se suit et s’imbrique bien, les personnages sont crédibles, cohérents donnant plus de poids à l’intrigue riche, assez sombre dans le fond, parsemé de chausse-trappes qui promettent bien des sursauts. Un petit page-turner comme on les aime.

L’écriture est tout à fait agréable et conforme à l’histoire racontée. Qui sait où Nine C souhaite nous emmener ? Il ne reste plus qu’à le découvrir !

 

 


 

 

L’ANGE MORTEL

De Sakuramymy

 

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : sixième place

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« Cassandre n’est pas une femme ordinaire… elle prétend avoir la capacité de prédire la mort. Tandis que personne ne veut la croire, toutes ses prédictions finissent par se réaliser. Un jour, un mystérieux inconnu débarque dans sa boutique d’antiquités en prétendant être un ange tombé du ciel. Il a pour mission de faire chaque jour le bien pour pouvoir retourner chez lui. Le prenant tout d’abord pour un fou, Cassandre va finir par l’aider…»

C’est encore un récit plein d’humour qui nous est proposé avec l’Ange Mortel à la différence qu’une romance est mise à l’honneur. On ressent le plaisir de l’autrice à l’écrire, sa bonne humeur et son épanouissement à travers ses lignes. Presque comme si c’était une sorte de catharsis qui lui permettrait de décompresser et d’embarquer le lecteur avec elle. C’est ce qui lui accorde une certaine originalité, parfois frôlant la parodie sur certains chapitres au vu du burlesque très appuyé, mais non moins plaisant.

Les personnages y font pour beaucoup : Raphaël, Gabriel ou encore Daniel. La fraicheur fait beaucoup de bien.

L’héroïne principale fait quelque peu penser à celle du manga shôjo Kimi ni Todoke : renfermée sur elle-même, incomprise, avec un physique atypique qui lui donne l’air d’un fantôme (cf. le film The Ring)… Le fait qu’elle puisse prédire la mort quelque minute avant qu’elle ne se produise est intéressant, couplé avec l’arrivée de Raphaël, cet ange débonnaire, guilleret et très ingénu qui va bouleverser de plus belle la vie déjà compliquée de Cassandre.

Oui, Raphaël change ! Il est drôle, attachant, gentil et entier. Ce n’est pas un bad-boy ou un personnage torturé antipathique voué à s’adoucir au contact de la demoiselle. Cassandre est plus passive, au background plus torturé et au passé trouble. Les personnages de L’Ange Mortel sont le gros point fort de cette histoire ; une ambiance très « manga », mais qui ne gêne pas du tout un lecteur qui préfère les romans écrits. Sans compter Gabriel qui est tout aussi hilarant.

L’intrigue est plutôt complexe à suivre avec de multiples flash-back, retours en arrière, et les multiples points de vue, mais si vous vous accrochez bien, il se pourrait que vous appréciiez beaucoup cette histoire légère, gorgée de protagonistes atypiques !

 


 

 

HUMANITÉ

D’Elleween

Couverture réalisée par Camille Endell

 

 

Genre : Univers alternatif

Concours : Le murmure des anges

Classement : seizième place

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« Dieu, la religion, les anges. Tous cela n’est que mensonges. Nous sommes des pions. Nous sommes leurs cobayes. Nous sommes au centre de leur guerre. Depuis l’aube des temps, le destin de l’humanité est scellé et Johanna va le découvrir à ses dépens. L’amour peut-il triompher au milieu de ce combat?»

Jo », orpheline de père, vit une petite vie tranquille. Adolescente qui se complait aux côtés de sa meilleure amie, elle se retrouve du jour au lendemain témoin d’une scène qui chamboulera sa vie : un combat entre anges. L’un d’eux s’en prend elle, mais termine grièvement blessé. N’écoutant que son bon cœur, Johanna le recueille chez elle afin de panser ses blessures. Mais ce geste altruiste va l’entrainer dans une spirale dangereuse… Cet ange avec qui elle est liée d’une manière ou d’une autre, risque de bouleverser toutes ses croyances, au péril de sa vie.

Elleween nous entraine dans un univers où les croyances ne sont pas ce qu’elles sont ou telles que nous les connaissons. Les chapitres l’effleurent à peine, pourtant l’intrigue semble réserver de multiples surprises entre un mélange de science-fiction et de fantastique.

De nombreux secrets sont à découvrir. Plus encore, ce récit est sous l’étoile de la romance en premier plan entre Samuel et la jeune fille. La couverture en donne une première idée.

Samuel est un « ange » taciturne, très froid, distant et qui n’hésiterait pas à tuer pour assouvir ses objectifs. Lorsqu’il se heurte à l’adolescente, il ne supporte pas devoir lui être redevable, encore moins après avoir perdu. Mais que cache-t-il ? Et pourquoi revient-il toujours auprès de Johanna ?

L’héroïne a un cœur tendre, d’un altruisme exemplaire au point de soigner celui qui a bien failli lui ôter la vie. Son naturel bon ne fait que troubler Samuel ; cela ne l’empêche pas pour autant de l’affronter et de lui tenir tête. Dans son passé, sa famille, encore bien des mystères. Quel rôle va-t-elle jouer dans cette étrange guerre que semble mener Samuel contre ce qui semble être des archanges ? Sont-ils bien ce qu’ils prétendent être ?

Surtout, pourquoi Johanna se sent-elle si faible, si mal quand son ange n’est plus là ?

Elleween met en scène une histoire d’amour sur fond de drame et d’action. Sans doute l’autrice risque de beaucoup s’amuser à remodeler notre folklore pour y mettre sa petite touche personnelle.

 

 


 

 

DAS NETZWERK : LE RÉSEAU

De Caro Handon

Genre : New Romance

Concours : Sous Emprise

Classement : sixième place

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« Sascha a été confrontée à des zones d’ombres, là où les limites sont floues, entre vérité et mensonge, entre adrénaline et douleur. Elle essaye de refaire surface en se délestant des sombres valises léguées par “Le Réseau”. Maximilian, photographe réputé, pas seulement pour ses clichés, va devoir aller au-delà des apparences s’il veut lui venir en aide. Mais peut-on réellement sauver quelqu’un ayant été sous emprise?»

Le Réseau est le seul récit new romance de la liste durant le raid lecture. Une petite mention spéciale pour l’avertissement donné dans le tout premier chapitre Fyctia afin que chacun soit bien au courant que ce texte contient des scènes à caractères sexuels plus ou moins poussées.

Autre bon point, le récit ne se déroule pas pour la énième fois aux États-Unis ; ici, les personnages évoluent en Allemagne, à Berlin, même si le héros, Maximilian débarque de Los Angeles et Sascha de France.

Lorsque Maximilian est contacté par son ami, Johan, pour un projet professionnel de grande envergure, le photographe n’hésite pas bien longtemps. C’est l’occasion idéale pour lui de se ressourcer dans son pays natal et de le revoir. En revanche, lorsqu’il débarque dans cette magnifique maison aux abords de Berlin, c’est le choc : Johan ne vit pas seul, mais avec une jeune femme, Sascha, froide, réservée et distante. Qui est-elle pour Johan ? Cette femme si belle semble garder de sombres secrets, mais quels sont-ils ? Max, lui si adulé et convoité, ne comprend pas pourquoi elle lui résiste. Qui est Sascha ?

Nous pouvons constater à la lecture que l’écriture est très bonne ; la plume est agréable, fluide, on sent la maitrise et le travail, l’amour pour les personnages. Les descriptions sont très soignées, bien développées afin de maximiser l’immersion du lecteur. Elles servent aussi à nous induire les lieux importants, tels que la maison où tout le détail apporté permet de comprendre qu’elle sera le principal point de chute des héros.

Les backgrounds sont soignés, le tout met le temps qu’il faut pour poser les bases du noyau de l’intrigue à venir. Une intrigue très sombre qui mettra pour de bon le point sur la thématique « Sous Emprise » et qui bien susceptible de nous faire serrer les dents au vu des séquelles de Sascha.

Maximilian est un protagoniste masculin qui peut plaire à une grande majorité des adeptes du genre : bel homme, très séduisant, cinglant parfois cynique… ce n’est pour autant un bad boy, plutôt quelqu’un qui aime les femmes et sait qu’il plait. Néanmoins, on peut apprécier la subtilité sur sa conception de la sexualité et de la séduction. À vous de le découvrir. Sascha aura tendance à exacerber ce côté que l’autrice nous révèle petit à petit, notamment en soulignant son passif familial.

Sascha est une héroïne très secrète. Nous avons de temps en temps quelques ébauches de révélations, mais le plus important reste encore à venir. Elle est très belle – son personnage est érotisé pour maintenir l’étincelle déclenchée dès le début du prologue par Caro Handon. Cette dernière semble donc lui réserver un schéma bien plus sombre et complexe, de quoi alimenter la profondeur de son protagoniste au centre de l’histoire.

Si vous aimez le suspense, les couples attachants avec pas mal de mordant, une intrigue bien ficelée, les backgrounds lourds de mystères… il se pourrait bien que les premiers chapitres du Réseau vous donnent l’eau à la bouche.

4 thoughts on “FYCTIA – Raid Lecture (Semaine du 9 au 15 avril 2018)

  1. Merci pour cet article. C’est vraiment génial d’avoir pris le temps de faire un retour constructif sur tes lectures et nous partager ton avis. =)

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