Roman contemporain

Bancale de Sylvie Del Cotto

Je remercie chaleureusement Sylvie Del Cotto pour ce service-presse


Sylvie Del Cotto, traductrice pour les éditions Hugo Romance et J’ai Lu, a deux romans à son actif, Bancale étant le second qu’elle publie en autoédition, avec Librinova.

Elle nous relate l’aventure, la quête, de Zoé, fiancée à une rock star, bien décidée à mettre un visage, déclencher le face à face avec un père qu’elle n’a jamais connu. Pourquoi ? Pour ne pas se sentir « bancale » le jour de son mariage, avoir la force de traverser l’église. Se sentir entière et équilibrée, comme une chaise sur ses quatre pieds. Pour cela, baluchon sur l’épaule, elle se met à parcourir le monde, abandonnant sa zone de confort et ses certitudes.

De Miami au Sri Lanka, des îles grecques à la France, nous suivons Zoé, un personnage des plus humains dans ce voyage empli de doutes, de dangers et d’émerveillements.

Nous suivons toute son évolution, au fil de ses rencontres, de ses mésaventures, ses déceptions et ses joies. C’est une héroïne qui n’a de cesse de se façonner et de sortir du moule dans lequel elle s’est embourbée depuis trop longtemps. À trente ans, elle se découvre de nouvelles facettes, de nouveaux plaisirs de la vie, une meilleure connaissance de soi ; c’est un voyage initiatique, ou le « soi » se révèle, s’apaise autant qu’il se nerve.

L’humanité cabossée est mise en avant, tant par Zoé que par les personnages qu’elle rencontre, tous identifiables par leur background, leur psychologie et leurs interactions avec la jeune femme.

Leur rôle influence forcément l’héroïne et la guide sur de nouveaux sentiers, bien que le but principal reste de

retrouver « David Thomas. »

Ne dit-on pas que ce qui compte, ce n’est pas l’arrivée, mais le voyage en lui-même ? Comment parvenir à son objectif ? L’apprentissage avant la sagesse.

 

Ces allures de tour du monde nous plongent dans de superbes panoramas, des descriptions soignées, travaillées, au point que l’on pourrait sentir l’oppression de la chaleur de Miami, la douceur de l’eau dans les îles grecques ou la plénitude au Sri Lanka.

 

Il y a quelques actions qui font grimper la tension, notre inquiétude ; l’autrice s’est plu à glisser quelques éléments « thriller » pour agrémenter ce roman contemporain. Si l’on peut apprécier ces retournements de situation, ponctuées par des passages soutenant les émotions et le relationnel de Zoé, on peut parfois regretter une lenteur qui finit par s’installer, et rendre la lecture un peu pesante, surtout à partir de la seconde moitié du roman. Le crescendo grimpe, grimpe, grimpe et l’on redescend petit à petit, perdant les frissons des premières pages. Peut-être aurait-il fallu garder ce côté « tension » jusqu’au bout ?

Quoi qu’il en soit, Bancale pose des questions tortueuses qui, dans le fond, n’ont pas vraiment leurs réponses ou chacune d’elles est propre à l’individu qui se les pose.

Quelle est la place du père ? Est-il indispensable pour se sentir entier ? Qui est le « père », celui qui éduque ou celui qui procrée ? Quelles leçons peut-on tirer de l’abandon ou, encore, de l’espoir ? Devons-nous nous attendre à forcément être déçus dans cette quête que l’on peut considérer comme existentielle ?

Bancale nous présente une Zoé touchante, humaine, striée de fêlures, qui ne cesse de s’interroger sur les fondements de sa vie et de ce qui la compose aujourd’hui. Une héroïne forte, téméraire et sensible au monde qui l’entoure.
C’est un livre qui fait voyager autant que s’interroger.

« Ne pleure pas, c’est pour ton bien ».

Venez découvrir l’interview de l’autrice Sur les Ailes d’un Livre

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